MALADIES GÉNÉRALES
Nous examinerons sous ce titre l’action de l’Ipécacuanha dans les fièvres, l’anémie et les diverses affections qui s’en rapprochent.
Fièvres. — L’Ipéca appliqué au début des fièvres iniermittentes a le double avantage de faire disparaître l’embarras gastrique et de produire une vive perturbation. Dans les fièvres intermittentes et rémittentes accompagnées de congestion du système porte hépatique, l’Ipéca est souvent très utile.
Glaibornb donne dans les fièvres intermittentes des pilules à base d'ipéca et de calomel à prendre le soir au moment de se coucher et le matin en se levant. Cette médication, dit-il, lui a toujours donné d’excellents résultats.
D’après NAPHEYS,ce serait l’émétique le plus convenable pour être administré au début de l’attaque de la malaria, la dépression ne tarderait pas à se produire. Stephens donne dans la fièvre typhoïde l’Ipéca associé à l’opium. Ce médicament, suivant lui, abat la fièvre, tonifie le cœur et' le système nerveux, modifie les selles et amène la convalescence. Higginbottom traite le thyphus et la fièvre typhoïde au début par ripécacnanha ; il donne ensuite du
sulfate de quinine, et soutient le malade par des toniques^ du thé de bœuf, du sagou et de la viande donnée en petite quantité et à de fréquents intervalles. Lauder Burnton dit que le meilleur sudorifique à employer pour arrêter une fièvre au début est la poudre de Dower. Enfin citons encore son emploi par beaucoup de médecin comme traitement au début de la fièvre jaune .
Ipéca considéré comme tonique. — Higginbottom considéré ripéca comme un tonique ; il a obtenu paraîtil de bons résultats en employant cette médication dans l’anémie, la faiblesse des suites de couche, la syncope sénile, etc. Ces assertions mériteraient qu’on fît l’étude de ripécacuanha à ce point de vue, dans tous les cas elles demandent à être contrôlées. Citons en terminant cette étude les bons effets de l’Ipéca pris à l’intérieur dans V êrysypèle qui au moment de son apparition s’accompagne si souvent d’un état saburral.
Rhumatisme aigu. — Da Costa, de Philadelphie,, emploie, dit-il, avec succès la poudre de Dower dans le rhnmathisme aigu. Ceci n’est nullement impossible à admettre quand on songe à l’action antipyrétique de ripécacuanha; effet qui, nous venons de le montrer, a été utilisé avec une certaine réussite dans les fièvres de toute nature.