FALSIFICATIONS DE L' IPÉCAC U AN H A
Ainsi que nous croyons l’avoir montré dans les chapitres précédents, la racine du Cephælü Ipecacuanha, à laquelle on donne souvent le nom iX Ipêcacuanha annelê mineur, doit être considérée comme la seule officinale. C’est d’ailleurs cette . substance quia été l’objet de toutes les études faites jusqu’à nos jours; c’est elle surtout que l’on a anatysée, avec laquelle on a fait des expériences physiologiques ; c’est aussi elle d’ailleurs qui est couramment employée en thérapeutique. D’ailleurs le Codex s’étant prononcé, la question n’est plus en litige. Nous croyons donc pouvoir considérer comme falsification toutes les autres substances plus ou moins émétiques auxquelles on a pu donner lenom d’ipécacuanha. Les sortes que nous venons dedécrire sous les Ipècacimnhas ondulé, strié ou annelê
majeu7' ne sauraient en aucune façon être employées à la j)lace du type. Toutefois, en présence du nombre considérable de substances émétiques qui peuvent être usitées comme succédanées de ITpéca, nous no saurions, comme le font les auteurs, leur donner le nom de faux Ipécacuanlias. Nous appellerons seulement falsifications, les matières qui ont été vendues faussement sur les marchés européens sous le nom dTpéca; celles qui se trouvent mêlées frauduleusement ou accidentellement à ITpécacuanlia annelé, et, endii, les nombreuses adultérations des préparations pharmaceutiques. Nous diviserons donc cette étude en trois parties ; dans la première, nous examinerons les falsifications de la racine entière; dans la deuxième, celles de la poudre, et dans la dernière, celles des préparations officinales.