‹ Étude des ipécacuanhas (volume 2)Chapitre 3 sur 44 · IS · texte numérisé non relu

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verte et publia, en 1801, son Memoria sobre a ipecacuanha.

Vers la même époque, Hectot, botaniste de Nantes, ayant reçu de Brotero la plante en question, en envoya des échantillons à de Tussag, qui l’appela Cephælis Ipecacuanha et fit paraître, à ce sujet, une note dans le Journal botanique de Desvaux. Tiissac distinguait en même temps cette nouvelle espèce du Psychotria emetica de Mutis.

En 1818, Richard fils, dans un mémoire présenté à la Société de médecine, diflférencia d’une façon très exacte le Cephælis Ipecacuanha et le Psychotria emetica. Il proposa de nommer Ipécaguaniia annelé la racine fournie par la première espèce, et Ipécaguaniia non annelé celle de la seconde. En 1820, dans sa thèse soutenue à l’Ecole de médecine de Paris, il compléta ces données et considéra la troisième variété ou Ipécaguanh A blanc, comme fournie par la Viola Ipecacuanha.

En 1820, ViREY montra que ripécacuanha blanc de Pison (Ipécacuanha amylacé de Mérat et de Lens) n’est f>as fourni par le Viola Ipecacuanha, et le rapporta au Richardia ou Richardsonia brasiliensis . Cette racine avait, d’ailleurs, été déjà décrite, en 1801, par Gômez. La description de Virey est extrêmement complète et ne laisse rien à désirer.

On connaissait donc, en 1820, trois sortes d’Ipécacuanhas provenant des Rubiacées : 1° TIpécacuanha brun ou annelé, fourni par le Cephælis Ipecacuanha; 2° V\r^- CAGUANHA GRIS OU NON ANNELÉ, produit par le Psychotria emetica; 3" 1’ Ipécacuanha blanc ou amylacé, dù au Richardsonia brasiliensis.

L’Ipécacuanha gris reçut bientôt le nom à' Iioêcacuanha strié. Il fut étudié par Pelletier (1818), Guibourt, Vogd (1867), Attfield (1869), Georges Durand (1870),

En 1871, Charles Ménier étudia, dans une thèse de pharmacie, toutes les espèces d’Ipécacuanhas et en lit l’examen microscopique.

En 1872, Planchon, dans un mémoire publié dans le Journal de pharmacie , 4^“ série, tome XV, décrit deux espèces d’IpÉCACUANH a STRIÉ : le majeur et le mineur.^ différant par la structure histologique autant que par l’aspect extérieur.

Enfin, il est d’usage actuellement, dans les traités de matière médicale, de décrire six sortes d’Ipécacuanhas vrais ; Tlpécacuanha annelé mineur (Cephælis Ipecacuanha), l’Ip. annelé majeur (Uragoga granatensis^ H. Bn.), l’Ip. strié mineur (origine botanique inconnue), l’Ip. strié majeur (Psychotria emetica Mat.), l’Ip. ondulé mineur (Richardsonia scabra) et l’Ip. ondulé majeur (Uragoga undata H. Bn.?).

Nous étudierons successivement ces différentes espèces.

Les effets physiologiques de l’Ipécacuanha et de l’émétine ont fait le sujet des travaux de d’Ornellas (1873), de Pécholier (1862), de Ghouppe (1874), de Polichronie (1874), de Harnack (1875), de von Podwyssotzki (1880), etc. Quant à ses applications thérapeutiques, l’historique en sera fait lorsque nous aborderons l’étude de ces applications.

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