II. MONOCOTYLÉDONES
CoLGHiGACÉES. — Colchicum autumnale L. (Veilleuse, Safran des près). — Cette plante, qui n’est jamais employée comme émétique, donne à la matière médicale son bulbe et ses semences. Nous ne décrirons, ni l’un, ni l’autre; rappelons seulement que, à dose un peu élevée, le Colchique détermine des nausées^ le ralentissement du pouls et des vomissements bilieux. Le principe actif du Colchique est la Colchicine C”tL® AzOL
Veratrum album L. (Ellébore blanc, Varaire). — Le rhizome est employé en médecine sous le nom de ra-
cilié (l’Ellébore blanc. Cette substance se présente, dans le commerce, sons la forme d'une sorte de cône de 3 à 5 centimètres de long’, noir, surmonté d’un grand nombre de feuilles engainantes, coupées transversalement près de leur base. Ce rhizome est tantôt dépourvu de racines et tantôt, au contraire, en présente un grand nombre. Celles-ci sont grêles, ridées, brunes ou brun jaunâtre. Le rhizome et les racines sont blancs ou blanc roussàtre à l’intérieur ; leur saveur, d’abord douceâtre et un peu amère, devient ensuite âcre et corrosive.
La racine d’Ellébox’e blanc est un vomiiif Qi un purgatif drasti({ue très violents. Elle renferme du Gallale de Vératrine, de h^Jervine et delà Véraimlhine.
Vé)'atrine — Cet alcaloïde a été ren-
contré par Meissner dans les semences de la Cévadille (1818) et bientôt après par Pelletier et Caventou dans la racine d’Ellébore blanc. Il a été surtout étudié par Merck. La vératrine cristallise en aiguilles groupées autour d’un centre; d’abord limpide, elle ne tarde pas à devenir opargie, en perdant l’eau de cristallisation. Selon Budlock, la vératrine n’est f|ue partiellement soluble dans l’éther; la partie insoluble constituerait la Vêrairoïdine,\ü. partie soluble la Viridine. AVright et Luff nomment Cèvadine l’alcaloïde f|ue nous venons d’étudier rapidement et réservent le nom de Véi'cUvine (C^'IP~ Az O”) à un autre alcaloïde ({u’ils ont isolé des semences du Verairmn Sabaddla.
Jcrn’ue (C^° bP® Az- 0^). — Cet alcaloïde a été découvert, en 1837, par E. Simon dans la racine d’Ellébore blanc. WiLL a fixé plus tard sa composition. La jervine se présente sous forme de masse cristalline incolore.