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Il se détache assez facilement, sauf au niveau de l'os hyoïde. L'ouverture de communication se trouve au travers de la membrane thÿro-hyoïdienne. Il est assez large pour laisser pénétrer l'extrémité du doigt. On liele collet du sac, on résèque celui-ci, on pense à l’iodoforme après avoir fait deux points de suture et mis un drain.
Suites opératoires : normales. Lors de l’ablation des fils, quelques bulles d’air sortent par la fistule cutanée. Au 12° jour, la fermeture est complète.
Examen histologique (Reklinghausen). Le sac est formé par une muqueuse d'épaisseur variable possédant un épithélium cylindrique à cils vibratiles.
3° BRÉMOND, janvier 1998.
Le malade, âgé de 30 ans, ouvrier dans une filature, se présente à la consultation en mars 1927 pour une tumeur cervicale droite. A l'interrogatoire, il raconte avoir constaté l’apparition d’un léger gonflement du cou il y a environ 3 ans, au cours d’un état grippal s'étant accompagné de picotements laryngés et d’accès de toux. Cette phase inflammatoire aurait duré une quinzaine de jours. Après quoi tout serait rentré dans lordre. Seule la tuméfaction cervicale droite persiste. Elle n’apparaît d’abord qu’au cours d’un effort sous un volume réduit mais, petit à petit, elle augmente d’ampleur et devient visible d’une façon continue, au point d’être disgracieuse. Le malade n’accuse aucune douleur, aucune gêne. Sa voix est normale.
L'état général est bon. Les antécédents héréditaires et personnels ne révèlent rien d'anormal.
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A l'examen, la région antéro-latérale droite du cou présente une tuméfaction du volume d’une orange, non adhérente à la peau qui est mobile sur elle et qui a gardé sa coloration normale. À la palpation, cette tumeur présente une consistance élastique, mais elle ne résiste pas à la pression. Elle est en eflet entièrement réductible sous une pression douce et continue, le malade ayant la bouche ouverte. Au contraire, la tumeur reparaît instantanément, et sous une tension plus forte, si l’on recommande au malade de faire une expiration foncée, le. nez et la bouche étant fermés. Dans ces conditions, la tumeur se laisse très facilement délimiter des tissus voisins. Elle répond en arrière au bord antérieur du sternomastoïdien. En haut, au bord inférieur du maxillaire inférieur. En avant, elle ne déborde pas la ligne médiane. En bas, elle répond à peu près au bord inférieur du cartilage thyroïde.
L'examen laryngoscopique le plus minutieux ne per-. met pas de distinguer l’orifice qui met en communication cette. poche aérienne avec le or qui apparaît absolument normal.
L'intervention est pratiquée sous-anesthésie générale au chloroforme eu avril 27: incision transversale de 6 centimètres environ, à un travers de doigt au-dessus du bord supérieur du cartilage thyroïde. On tombe très vite sur la poche qui est au contact du peaucier. Dissection de la poche que l’on doit séparer des organes voisins (veine jugulaire externe, ventre antérieur du digastrique, artère thyroïdienne supérieure, nerf laryngé supérieur). La poche, séparée des différents plans musculo-
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aponévrotiques qui la recouvrent, se réduit à une mince feuille de l’épaisseur et de la consistance d’un sac de hernie. Dissection relativement facile. Le sac est en eftet . assez consistant. [l n’est nullement comparable à la poche d’une grenouillette. C’est bien plutôt à un sac péritonéal herniaire qu'il ressemble. Cette dissection conduit sur un pédicule effilé qui s’invagine au travers de la membrane thyro-hyoïdienne, au-dessus du bord supérieur de la lame latérale droite du thyroïde, et au niveau du tiers antérieur de ce bord. On ouvre d’un coup de ciseaux le sac ainsi disséqué et on recherche au stylet le trajet de communication avec le larynx. On découvre ainsi un orifice minime au travers duquel s'enfonce le stylet qui pénètre. dans le ventricule de Morgagni sous la bande ventriculaire droite. Ligature du pédicule au ras de la membrane thyro-hyoïdienne tel un sac de hernie. Section du pédicule. Exérèse de la poche. Suture en deux plans.
Les suites furent parfaites. Ras d'emphysème souscutané. Pas de troubles laryngés. Le malade sort guéri au 10° jour ayant toujours conservé une voix et unerespiration normales.
L'acte chirurgical se résume donc en une simple disseclion de la poche et à la ligature de son collet au ras de la membrane thyro-hyoïdienne. Les suites sont dépourvues de tout danger etle malade débarrassé de cette tumeur disgracieuse est à l’abri de toute récidive. «La cure radicale de la hernie gutturale est aussi simple et aussi indiquée que la cure radicale de toute hernie inguinale »,
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4° CHALIER et Duner (Gazette des hôpitaux, 1920).
Les auteurs apportent un cas de laryngocèle externe traitée de même façon par l’extirpation et où la guérison fut obtenue de façon complète. |