‹ Étude des Laryngocèles: Pathogénie; Traitement ChirurgicalChapitre 27 sur 31 · LANDRY · texte numérisé non relu

LANDRY

A la partie antéro supérieure du larynx, saillant sous les muscles thyro-hyoïdiens et sterno-hyoïdiens, deux

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volumineuses poches à parois consistantes analogues à celles d’un sac herniaire épaissi, séparées par un plan de clivage très net du tissu cellulaire environnant.

Donc, dans tous ces cas, la libération de la poche de laryngocèle a pu s’effectuer avec la plus grande facilité.

Pourquoi alors cette divergence d’opinions et pourquoi certains auteurs se montrent-ils opposés à l’intervention chirurgicale ?

Le fait tient à la confusion jusqu’à présent établie entre la vraie laryngocèle ou hernie du larynx et la fausse laryngocèle ou tumeur gazeuse banale pré laryngée.

En décrivant la pathogénie, nous avons insisté déjà sur les différences fondamentales séparant les deux affections. Pour ne reprendre que celles intéressant plus directement le chapitre du traitement, rappelons que dans la tumeur gazeuse banale, lPaffection, secondaire à une perforation pathologique ou traumatique du larynx est caractérisée par la présence pure et simple d'un'épanchement d’air au devant du cartilage thyroïde.

Cet épanchement est artificiellement limité par ce cartilage, le tissu conjonctif et les plans musculaires, mais il n’est nullement limité par une membrane autonome puisqu'il s’agit d’une perforation simple du larynx et non pas d’une hernie laryngée.

Rien d'étonnant dans ces cas à ce qu’il soit « difficile de libérer une paroi propre » puisque celle-ci, anatomiquement, n'existe pas.

Rien d'étonnant non plus à ce qu’il soit plus difficile

Ve, + dRORE

« d'obtenir une guérison définitive puisqu'il ne s’agit pas ici de faire une simple ligature au collet d’un sac herniaire, mais puisqu'il faut fermer et réparer une perforation plus ou moins importante faisant communiquer la cavité du larynx avec les tissus prélaryngés.

C’est pour avoir confondu ces faits (à vrai dire excep-

tionnels puisque nous n’en avons relevé que trois ob-

servations)d’épanchements aériens pré-laryngés simples avec les vraies laryngocèles et ‘c'est pour avoir rencontré dans le premier cas de grandes difficultés opératoires et obtenu de mauvais résultats (Cf. Obs. Th. Pelletier) que certains se sont rangés contre le traitement opératoire. ; En résumé, si la perforation fermée du larynx (pathologique ou traumatique) peut être d’un traitement opératoire difficile, la hernie du larynx, la véritable laryngocèle, peut être supprimée par une intervention chirurgicale bénigne et simple. <

Technique opératoire

Anesthésie : Dans tous les cas publiés, l’anesthésie fut obtenue par chloroformisation. Toutefois, dans ces cas de laryngocèle externe pure, il est probable qu’une simple anesthésie locale n’aurait entraîné aucune difficulté opératoire spéciale.

1% temps : Incision des plans superficiels et découverte de la laryngocèle.

L'incision doit être transversale, rectiligne, ou dé-

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