ISA
ration de la poche : en arrière, on la sépare aisément de la gaine vasculaire carotidienne ; on la poursuit en avant, après section si besoin des muscles sous-hyoïdiens qui recouvrent son extrémité antérieure ; en. haut, on écarte l’hypoglosse et, au besoin, l'extrémité postérieure de la glande sous-maxillaire ; en dedans, on décolle d'avec la paroi pharyngée.
Cette libération faite à la sonde cannelée ou en s’aidant de la compresse pour décoller, s'effectue avec la plus grande facilité et sans faire courir le moindre risque aux organesenvironnants (jugulaire, hypoglosse laryngé
supérieur). a
3° lemps: libération du collet du sac.
Parvenu au niveau de l’espace thyroïdien, on libère le pédicule de la laryngocèle qui s'engage sous le muscle thyro-hyoïdien entre les fibres de la membrane thyrohyoïdienne. Des adhérences contractées entre la poche et le bord inférieur de l’os hyoïde (observation Brémond et observation personnelle) sont sectionnées aux ciseaux au ras de l'os.
4° temps : ligature au niveau du collet. Section et: ex-
tirpation du sac.
5e temps : réfection des plans musculaires et suture complète des couches superficielles.
1 dE =
Traitement de la laryngocèle interne
Deux cas sont à envisager :
1° La laryngocèle coexiste avec une tumeur pré-laryngée ;
2° La laryngocèle constitue toute l'affection.
Premier cas : il existe une tumeur intra-laryngée :
Nous avons expliqué au chapitre de la pathogénie quel était le mécanisme de formation de la hernie laryngée. Nous avons dit comment l'existence de la tumeur était responsable de la formation de la laryngocèle. Il est facile dès lors de comprendre comment l’ablation de la tumeur suffit pour entrainer la disparition de la laryngocèle.
Nous avons cité déjà à ce sujet les trois observations . les plus démonstratives :
Dans l’observation de Musehold (1894), il s'agissait d’une tumeur assez volumineuse remplissant la cavité laryngée et ayant provoqué la formation de laryngocèle. L’ablation de la tumeur entraîna la guérison laryn: gée.
Dans le cas observé par Garel (1904), l’ablation d’un polype sus-glottique suffit à entraîner la guérison d’une hernie ventriculaire.
Dans l'observation de Labarraque (1925), l’extirpation du polype responsable de la laryngocèle permit d'obtenir le même résultat. |
Par conséquent, avant d'entreprendre le traitement
rire
d’une laryngocèle interne, il est indispensable de faire un examen minutieux de la cavité laryngée, après cocaïnisation, et en refoulant au besoin à l’aide d’un stylet la poche qui, souvent, masque en partie ou Ccomplètement la région de la glotte. S'il existe un obstacle, tumeur, polype, cet obstacle est responsable de la formation de la hernie ventriculaire. Il suffira de supprimer celui-ci pour guérir celle-là.
Deuxième cas : La laryngocèle constitue toute l'affection : |
Dans les cas'où il n'existe pas de tumeur intra-laryngée, il faut s’attaquer directement à la poche de laryngocèle.
Le chirurgien dispose de trois moyens de traitement : la ponction, l’ablation à anse, l’extirpation par thyrotomie.
La ponction pratiquée à l'aiguille ou au thermocau- ‘ère est conseillée par quelques auteurs, Moure en particulier. Elle ne constitue qu’un moyen de traitement palliatif et, d'autre part, elle n’est pas sans danger. Nous ne citons à ce sujet que l’observation d’un malade présenté à la Société de Laryngologie de Paris par M. Halphen en mai 1929 :
Le malade âgé de 39 ans accuse depuis quelques temps de la dysphonie et de la dyspnée. Il a constaté en plus de cette gêne l’apparition, il y a peu de temps, d’une tuméfaction à la partie externe du cou.
Lorsqu'il vient consulter, il présente un cornage léger, un peu de tirage et de la dysphonie.