‹ Etude des lésions méniscales du genouChapitre 14 sur 47 · WE · texte numérisé non relu

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DRE et NS

Quelle Sue en fait, la valcur diagnostique de l'examen clinique ?

Dans 88 % des cas, le diagnostic clinique des lésions méniscales fut confirmé à l'interventi on.

Le nombre d'erreurs peut encore être réduit, en ne lors de l'intervention, de deux ordres ’&e aits :!

1° - La ckinique ne peut faire dans tous les cas, le diagnostic du TÈte lésé.

A plusieurs reprises, on note dans les compterendus opératoires l'absence de lésion du côté supposé

malade et la découverte de la lésion sur l'autre ménisque,

exposé par une Seconde arthrotomie. Le diagnostic de lésion méniscale avait’ été fait grâce aux signes hautement évoca-

teurs que sont : blocage, sensation de déboitement, claquement articulaire, mais, en l'absence de points douloureux localisés par l'examen, rien n'orientait nettement vers le

ménisque externe ou le ménisque interne.

Dans de tels cas, les présomptions tirées de l'interrogatoire poussé, de l'histoire du traumatisme ini tial, peuvent orienter une arthrotomie mais ne donnent pas le droit de s'en tenir à l'exploration d'un seul ménisque.

2° - 11 existe des lésions postérieures facilement méconnues à l'ouverture de l'articulation et qu'il faut bien chercher avant de parler d'erreur de diagnostic clinique. Ces lésions postérieures sont de trois

types :

a) la laxité méniscale. Nous avons vu, au chapitre d'anatomie, ce qu'il fallait en penser.

b) une lésion isolée de la corne postérieure. Les chirurgiens qui n'abordent pas le ménisque par une incision comportant la section du ligament latéral interne ou une contre-incision

sur la corne postérieure, sont à peu près sÛrs de méconnaitre la lésion isolée et limitée de

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cette corne. Nous citerons un cas en exemple : Re sur la certitude d'une lésion méniscale, donnée par l'examen clinique, on réopéra un malade qui avait déjà subi une arthrotomie sans ablation

méniscale. Cette arthrotomie n'avait pas com-

porté de section du ligament latéral interne. 22 On trouva la corne postérieure désinsérée de la capsule sur 2 cm, lésion qui avait été méconnue: lors de la première intervention car il n'y 4 avait pas eu d'exploration méniscale complète,

c) Enfin, les clivages horizontaux surtout dans la moitié postérieure du fibro-cartilage, sont peu “ visibles et peuvent passer inaperçus si la béance articulaire n'est pas suffisante pour bien exposer le ménisque à l'examen opératoire.

En conclusion :

Pour voir diminuer le nombre des erreurs de diagnostic :

- il faut serrer de très près l'examen clinique à la recherche des symptômes sûrs de lésion méniscale.

- il faut avoir à l'intervention un très bon jour sur tout le ménisque supposé atteint pour pouvoir affir- . mer sa lésion ou son intégrité.

- si vraiment ce ménisque n'est pas lésé, il faut encore se rappeler que, sauf la douleur provoquée et localisée, aucun signe n'a de valeur localisatricc, et ne pas hésiter à explorer l'autre ménisque par unc arthrotomie.

Au terme de cette étude critique de l'examen clinique, on voudrait pouvoir apporter une signature réelle de la lésion méniscale par quelque épreuve complémentaire, L'arthroscopie peut être, actuellement, repoussée. Elle fut pratiquée dans quelques cas avec une injection d'air dans l'articulation : elle n'a donné qu'une vue très limitée, uniquement dans l'échancrure inter-condylienne. Peut-être, dans les cas favorables, pourrait-elle permettre de découvrir une anse de seau luxée dans l'échancrure, mais ce sont là précisénuent des cas où le diagnostio tire de l'examen

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clinique assez d'éléments pour s'étayer. De plus, l'arthro:c5pie, même pratiquée avec des instruments fins et avec le plis grand soin, peut donner des réactions articulaires importa tes et ne saurait être considérée comme un moyen d'exploration inoffensif. Pien que nous considériions l'arthrotomie exploratrice comme d'indication très rare, elle nous parait

ce pendant préférable à l'arthroscopie.

La ne doit toujours être pratiquée pour les nombreux éléments négatifs qu'elle apporte. On fera un cliché des deux genoux de face et des deux genoux de profil, centré sur la pointe de la rotule et en position bien symé-- Le trique. La radiographie permet d'abord d'éliminer le dia- 5 gnostic de lésion méniscale, en présence du corps étranger ostér-cartilagineux visible ou de telle lésion osseuse qui 7e suffit à expliquer les symptômes constatés ; elle fournit EE très rarement un élément positif. Plus en rapport avec une lésion méniscale, elle donne un moyen sûr de chercher et

de localiser un mouvement de latéralité ; on pratiquera

un examen sous écran et au besoin des clichés en position extrême de varus ct de valgus du genou. Ces manocuvres

seront pratiquées au cours de l'arthro-pneumographie qui 5: rend particulièrement claire la lecturc des clichés. nu,

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