‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 47 sur 105 · SOLFATARES DE L'ISLANDE 8S · texte numérisé non relu

SOLFATARES DE L'ISLANDE 8S

1J&5. Solfatares du Japon. — Les deux principales sont sur les cônes Yezan et ife-J^A:^ réduits à cet état depuis un temps immémorial. L'une et Taulre sont exploitées.

196. Solfatares de Flslande. — Elles sont réparties dans les districts de Krisuvik, Jôkulsa, du lac Myvatn et de Kerlingarsfjell.

Etagées sur les flancs des cônes mais séparées par groupes, elles consistent en petites éminences d'argile imprégnée de soufre, de gypse, d'alun, perforées d'ouvertures de 10 à 15 centimètres de diamètre par lesquelles les gaz et vapeurs s'échappent en sifflant : acides sulfhydrique, sulfureux, hydrogène, azote^ vapeur d'eau. La surface de l'éminence et ses abords sont recouverts d'une croûte de soufre jaune.

Au nord de 111e, près de Reykjalid, on trouve des sources dénommées maccalubes; par des ouvertures dans le sol, de 3 à 4 centimètres de diamètre, jaillit à intervalles de quelques minutes et à une hauteur de 5 à 6 mètres, une colonne de boue colorée en noir par du sulfure de fer dont la décomposition ultérieure produira du soufre.

Ces solfatares sont exploitées.

tS7. — Jusqu'à présent, nous avons vu la solfatare former une des étapes du volcan dans sa marche progressive et lente vers le repos.

11 se produit cependant des solfatares en quelques instants, là ou précédemment rien ne pouvait en faire prévoir la formation. Elles sont alors la trace laissée par un volcaa dont toute l'existence n'aura duré que quelques heures — le produit d'une éruption manquée — comme celle de Lagopuzzo à 28 kilomètres au nord de Rome.

Le 28 octobre, des détonations retentirent, et le sol se fendit, creusant un gouffre que l'eau emplit et d'où s'échappèrent des gaz sulfureux et sulfhydrique. Un mois après, le

LES ÉRUPTIONS VOLCAKIQOZS

it gazeux avait cessé, et ît ne subsistait qu'uD iarois verticales, de 100 mètre» de diamètre, aa )l, à Smèlres de profondeur, dort un lac doat l'eau empérature supérieure de 7° C à celle de l'air.

ts Geysers. — Les solfatares et les geysers oat bretix points communs qu'il est bien difficile de ' ; du reste, les Geysers sMtt toujours au voisiu^e bres, et en relation directe soit avec un foyer I soit avec des fumerolles ou des coulées encore à [térature.

□ition, le Geyser est une fumerolle sulQiydiique az sortent accompagnés de vapeur d'eau et d'eau ne température supérieure à la normale, nconlrent soit au voisinage de volcans en activité, une contrée qui fut le théâtre de phénomènes t$ éruptifs.

qu'il convient de remai'quer avec M. de Lappsest que solfatares et geysers, et surtout ces derse rencontrent que là où furent épanchées des des : la solfatare de Pouzsoles est dans un massif e ; celles des lies Lipari dans des ryolithes à ent de silice ; les solfatares et geysers de San 1 Mexique, dans des trachytes et des obsidiennes; wstone, Etals-Unis, — à Tetarata,Nouve]le-Zélande, itn, Islande, dans des ryolithes.

nifestations ne se retrouvent pas au Mauna-I^a, wich, qui rejette des laves très basiques, et fort na dont les produits, quoique moins lourds, sont

- Ce qui distingue le geyser des autres manivolcaniques hydrothermales, c'est rintermittenc«

. Géol. Fr. (3) XVJI, p. 885.

GBYSERS ISLANDAIS 87

de son activité, et la périodicité à peu près régulière de ses projections aqueuses quelquefois mélangées de débris rocheux. Son activité va en s'atténuant avec le temps et le grand geyser d'Islande ne montre plus, à l'heure actuelle, les éruptions violentes d*ll y a 50 ans.

L'Islande est très riche en geysers et c'est là que les premiers furent découverts au xui* siècle.

130. Geysers islandais. ■— Leur étude fut faite par des Cloizeaux en 1845 et par Bunsen.

Le Grand Geyser, le seul dont nous nous occuperons, est situé au sud-ouest de Vîle, dans une plaine entourée de glaciers, à 46 kilomètres N.O. de THécla et entre Reyjkawik et ce volcan.

Il est formé par un cône siliceux de 10 mètres de hauteur, de 70 mètres de diamètre, au sommet duquel est un bassin de 20 mètres de diamètre et de 2"",30 de profondeur. Au fond de ce bassin débouche la cheminée du geyser qui présente, en ce point, un diamètre de 3 mètres.

Le bassin et la cheminée sont remplis d'eau dont la température est, à la surface, de 80*» G, et à la profondeur de 22"^,50, de 127*» G avant les éruptions et de 122» G après.

£n 1845, toutes les 24 ou 30 heures une explosion se produisait, lançant un nuage de vapeur et une colonne d'eau de 3 mètres de diamètre et de 40 à 50 mètres de hauteur. Aujourd'hui, le phénomène se produit à peu près 2 fois par semaine et la hauteur de la gerbe n'est plus que de 15 à 20 mètres.

Gertains signes précurseurs se manifestent : ascension de Teau jusqu'au bord du bassin, arrivée de grosses bulles qui viennent crever à la surface de l'eau, ébranlement du sol, bruits souterrains, projection de petites colonnes d'eau, et enfin l'explosion finale, majestueuse. Après, la surface de l'eau se maintient à 2"',50 du bord du bassin et redescend à

LES l^BUPTIOSfl VOLCANIQUES

mitif en 6 à 7 heures, pendant que de petites itinueiit à se produire.

inné une explication du phénomène geysérien ences de Bunsen, faites au Grand Geyser, ont

,out d'abord, la température de l'eau dans la rérentes profondeurs (fig. 12) :

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lédialemenl que la température de l'eau en ces its est inférieure à celle qui correspond à

tenant compte, dans l'évaluation de cette pression exercée par les couches supérieures différence va en diminuant jusqu'à un certain Itre ensuite.

Literrain gazeux qui s'échappe à la surface huiles élève progressivement la température

force élastique devient, à un moment, sufflprimer à la colonne toute entière un soubrem le constate du reste. Quand l'amplitude du tteint 2 mètres, la couche d vient en c où la d'ébullition est inférieure à la sienne propre jne vaporisation instantanée qui projette une ches supérieures.

lîcation est exacte, les couches situées entre

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