‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 5 sur 105 · NOMBRE ET DURÉE DES SECOUSSES · texte numérisé non relu

NOMBRE ET DURÉE DES SECOUSSES

8. IVombre et durée des secousses. — Ces éléments sont essentiellement variables, et leur grandeur n*est pas toujours en rapport avec l'importance des dégâts.

Le tremblement de terre de Casamicciola en 1883 ne comprit qu'une secousse de 16 secondes de durée ; il fui cependant désastreux.

Les cataclysmes de la Ligurie, en 1885 correspondirent & trois séries de secousses produites à quelques heures d*intervalle.

Le phénomène peut se renouveler pendant des temps quelquefois très longs, sans périodicité cependant.

Ainsi, le tremblement de terre qui dévasta TAndalousie, en 1884^ comprit huit séries de secousses réparties sur une durée de quatre mois.

£n i868, aux îles Sandwich, le phénomène dura plusieurs mois et Ton compta jusqu'à 2.000 secousses dans un seul mois.

9. Propagation des secousses. — Le mouvement se propage tout autour du centre d*ébranlement, à moins que, à proximité, se trouve une chaîne de montagnes puissante, — formée d'assises anciennes et compactes — et dont la direction soit à peu près perpendiculaire à celle de la translation du mouvement.

Le premier cas, de beaucoup le plus général, est analogue à l'ébranlement d'une eau tranquille par la chute d'un corps, et au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre d'ébranlement ou épicentrey l'intensité du phénomène va en décroissant.

Plusieurs épicentres peuvent exister simultanément et un point du sol pourra, à un moment donné, être affecté simultanément par les ondes émanées des divers épicentres. On a constaté^ dans ces conditions, que les secousses, en certains points, atteignaient une violence extrême qu'il faut peut-être, selon nous, attribuer à Tinter-

TRE1IBLE1IBMT8 DE TERRE

Vitesses de propagation dans diverses matières (*)

Matière!

{M. Fouqué)

Granité •

Grès bouiller compact

Grès permien peu agglutiné

Marbre Gambrien •

Sables de Fontainebleau

(Af. No gués)

Trachyte porphyroïde dans la direction d'un filon. » » perpendiculairement à la

direction d'un filon

Granité dans la direction d'un filon de Galène. » perpendiculairement à la direction d'un

ÎLlon de de Galène

Calcaire triasique compact dans la direction des

couches

Calcaire triasique compact perpendiculairement à la direction des couches

Schiste ancien dans la direction d'un filon. • .

» parallèlement à la direction d'un

filon

{MM, Miîne et Gray)

Granité

Marbre ^

Tuf.

Roche argileuse

Schiste ardoisier

Viteme en mètres par feeonde

Vitesse

des Tibretioas loDgitadiiiale«

des Tibretiens traoftTersales

(*) Fouqué. — Les Tremblements de terre.

PROPAGATION DBS BCGOUSSES 7

férence des mouvements ondulatoires issus des divers épicentres.

La vitesse de propagation des ondes sismiqaes, c'est ainsi que Von désigne la surface d*onde passant par les points ébranlés à un même moment, est différente suivant que le foyer réel d'ébranlement est situé à une profondeur plus ou moins grande ; elle se maintiendra constante longtemps si ce foyer est à faible profondeur, et dans le cas contraire, elle diminuera rapidement pour ne prendre que beaucoup plus tard une valeur à peu près uniforme. Elle varie avec la nature des terrains traversés et par suite ne présente pas la même valeur dans toutes les directions autour de répicentre (voir page 6).

Cette vitesse s*évalue par la comparaison des heures auxquelles la secousse aura été ressentie en deux points placés dans la direction du mouvement et dont on connaît la distance entre eux.

La variation rapide de la vitesse, quand le foyer est profond, ressort bien du tableau ci-dessous dressé par M. Offret et relatif au tremblement de terre de FÂndalousie, en 1884, dont le foyer était à 18 kilomètres de profondeur.

Distance à Tépicentre en kilomètres

Vitesse en mètres

Indépendamment de la différence de composition du sol autour de Tépicentre qui, comme nous Pavons vu plus haut exerce une grande influence sur la variation de la vitesse, des causes trës complexes, viennent ajouter leurs effets. A

titre d'exemple, nous reproduisons les valeurs de la vitesse du tremblement de terre, en Suisse, du 22 juillet 1881.

Direelion

ViteiBe en mètres par seconde

Modane à Chalon

Allevard à MoQcalieri

Le Locle à Chalon

Genève à Allevard

Lors donc que Ton parle de la vitesse de translation d'un tremblement de terre, il convient donc d'indiquer toujours la direction dans laquelle la mesure fut faite ; mais, souvent, on se borne à indiquer une vitesse moyenne entre la plus grande et la plus faible.

C'est dans ces conditions qu'est conçu le relevé ci-dessous des vitesses moyennes de propagation des principaux tremblements de terre.

Oésignation

Lisbonne, en 1755

C dtfSôtîOYi O Allemagne du Nord, en 1843. ) r?' '

Prusse Rhénane, en 1846

Guadeloupe, en 1843

„., ,„ . , ,„^ ( direction N

Viège (Suisse), en 18o5. \ „

Calabre, en 1857

Pérou, en 1868

Vallée du Rhin, en 1880

Charleston, en 1886

Ligurie, en 1887

Vitesse en m&tres par seconde

Le second mode de translation, dit longitudinaly caractérise les tremblements de terre dont les secousses au lieu de

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