‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 6 sur 105 · PARTICULARITÉS DANS LA PROPAGATION DES SÉI8MES · texte numérisé non relu

PARTICULARITÉS DANS LA PROPAGATION DES SÉI8MES

se propager en tous sens, autour de l'épîcentre, marchent dans deux directions diamétralement opposées : on a remarqué que les tremblements de terre à translation longitudinale ne se manifestaient que dans les contrées limitées par la mer ou par une chaîne puissante de montagnes, comme c'est le cas pour le Chili, la Bolivie, ou les régions affectées sont enclavées entre la Cordillière des Andes et l'Océan Pacifique.

Un troisième mode de translation, peu fréquent, est celui dit transversal^ Les zones affectées sont d'égale largeur de part et d'autre de Taxe de direction générale de translation du mouvement, et il semble que la surface d'onde soit une droite perpendiculaire, en son milieu, à cet axe de direction.

On aurait reconnu ce troisième mode, en particulier, dans les manifestations du tremblement de terre de la Guadeloupe en 1843.

10. Particularités dans la propagation des séismes. — L'une des plus importantes à signaler est le rôle d'écran joué parles chaînes de montagnes : les tremblements de terre du Chili se propagent rarement de l'autre côté delà Cordillière des Andes, de même que les séismes d'Espagne sont souvent arrêtés par les Pyrénées.

Ce rôle protecteur des chaînes de montagnes puissante^ serait dû aux failles qui jalonnent (es massifs dans le sens de la longueur, l'expérience ayant démontré que les Assures et surtout les grottes forment un obstacle à la propagation de l'ébranlement : L'onde sîsmique arrêtée dans sa marche, glisserait dans le sens de la direction de la chaîne, parallèlement à la faille-écran.

Le séisme qui parvient à franchir une chaîne de montagnes, présente de part et d'autre de cette chaîne des intensités qui sont en raison inverse de l'étendue des régions prolongeant les versants. Très violents dans la bande étroite

intercalée entre la Gordilliëre des Andes et TOcéan Pacifique» les séismes parviennent très atténués sur le versant E des Gordillières.

L'épicentre est presque toujours dans la région baignée par le Pacifique et les ondes sismiques arrivent d'une part à la côte, où elles produisent des ébranlements violents parce que le rivage sert de séparation à deux couclies de nature différente — nous verrons plus loin pourquoi — et d'autre part à la Gordilliëre. Là, Tonde se décompose en deux autres, Tune arrêtée par les failles et canalisée dans le sens de la chaîne des Andes et Tautre qui franchit Tobstacle et se dissipe dans l'immense plaine qui s étend jusqu'à TOcéan Atlantique^ plaine où l'intensité des secousses ira en diminuant au fur et à mesure que Ton s'éloigne de Tépicentre en raison de l'absorption par la masse du versant E du continent américain de l'énergie mise en jeu.

L'exaltation des oscillations du sol aux surfaces de contact de deux couches de nature différente est non moins intéressante et les effets produits y sont particulièrement désastreux.

Ainsi, un séisme qui passe inaperçu dans les galeries d'une mine — et il en est presque toujours ainsi — bouleverse la surface du sol. Un massif rocheux qui ne présente aucune cassure nouvelle en profondeur a sa surface en contact avec l'atmosphère, déchiquetée, broyée, et des débris auront été projetés au loin. Aussi., et l'expérience le confirme, les secousses seront plus violentes sur un sol formé d'une mince couche d'alluvion reposant sur un massif compact que sur les parties émergeantes de ce dernier; toutes les particules de Talluvion prennent un mouvement de vibration dont l'amplitude est supérieure à celle des vibrations du massif rocheux.

Par contre, lorsque le sol est formé d'assises très puissantes d'alluvions ou de couches plus élastiques comme

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