FONTAINES ARDENTES
148. — Les solfatares, les geysers et les soufflards dérivent, sous des formes différentes, de la fumerolle sulftiydrique consécutive à un paroxysme volcanique, tandis que les salses correspondent aux fumerolles carburées. Les mofettes, en clôturant la série, sont la dernière manifestation du feu interne et se distinguent des autres fumerolles par une composition particulière : elles sont formées d'acide carbonique seul ou mélangé de vapeur d*eau.
143. Salses. — On en trouve un peu partout : en Italie, en Sicile, en Islande, en Caucasie, en Crimée, à Carthagène, à la Trinité, à Java. Les désignations de volcan de boue^ de macca-luba en Sicile, de salinelle quand Peau est salée, sont synonymes de salses.
La salse se présente généralement sous la forme d'une petite colline d'argile de 1 à 5 mètres de hauteur d'où s'échappent tantôt d'une façon continue, tantôt par intermittence, un magma boueux et des gaz.
Cette boue est délayée dans de l'eau renfermant du chlo-
âALSE DE GIUGfiMTI
rare de sodium, un peu de sulfates et de carbonates alcalins et très souvent du pétrole.
Les gaz qui accompagnent la boue sont] fonnés principalement de carbures d'hydrogène, d'acide carbonique et quelquefois d'azote.
La température de la boue et du gaz est celle de Tatmosphèro ambiante ; quelquefois mèmte, elle lui est inférieure.
Voici, d'après Sainte-Glaire Devilk et Félix le Blanc» la composition des gas de quelques salses et salinelles de Sicile:
Composition
ÂZ
Srises d«
SikliiMllOT de
te
u -fi
sa.
ai
144* Salse de Girgentt (^)* — Au nord et à il kilomètres de Girgenti, se trouve une colline de forme tronconique de 50 mètres de hauteur, et dont le sommet stérile, légèrement convexe, présente un périmètre de 7 à 800 mètres. Le sol est fait d'une argile grise, desséchée et feuilletée, en été, et qui recouvre une masse boueuse dans laquelle» à la saison des pluies, on risque d'enfoncer.
L'aspect est essentiellement différent en hiver et en été.
Pendant la belle saison, on trouve sur le sommet de la colline un grand nombre de petits cônes dont la hauteur varie de quelques centimètres à 1 mètre, et portant chacun
(0 OounfiBO, — FoyojM 0use iU$ Lipari^ ITSi.
LBS ÉRUPTIONS VOLCANIQUES
,it cratère au sommet. K l'intérieur de chaque c6ae,
t un magma de boue grise, à forme extérieure hémis-
ue, osciller de haut en bas et de bas en haut, puis
Qcher de l'oriûce el crever ptiur livrer passage à une
le gaz qui projette de la boue au dehors.
liver, tous les côoes disparaissent et le sommet de la
gne est occupé par une cavité au fond de laquelle
inne un mélange pâteux de boue et d'argîle.
}st, au cours d'une année, l'aspect de la salse au repos.
paroxysmes sont précédés de mouvements du sol, de
souterrùns ; puis, tout à coup, une explosion se pro-
li projette à plus de 50 mètres de hauteur une masse
e détrempée, et des torrents de boue descendent de
me.
légagement abondant d'hydrocarbures accompagne
lion boueuse. Gaz et boue sont à la température de
abiaiit.
éruptions les plus violentes de la salse de Girgenti
.ent aux grandes sécheresses.
i. Salses de l'Etna.— 11 en existe plusieurs autour
rolcan qui suivent les variations de son activité.
! de Santa Venerina, étudiée par M. Fouqué, sort de
s crétacées, gypsifères.
i la composition de ses gaz :
HS Iraces
résence de l'hydrogëne est intermittente et corres- .ux périodes d'activité ; le repos semble devoir rester il plus au fixe que l'hydrocarbure est plus condensé.