DÉLUGES DE BOUES
Il ne s'agit plus ici de la projection d'une masse de boues, mais simplement d'un écoulement, et Ton explique le fait, au début de l'éruption, par la fusion des neiges qui recouvrent le cône, et pendant son cours, par l'accumulation dans le sol des pluies torrentielles qui généralement accompagnent les éruptions.
Dans l'un et l'autre cas, Teau imprègne les cendres, les lapilli, le sol même, et, à un moment donné, le magma s'ébranle et descend des hauteurs avec une vitesse vertigineuse, charriant des blocs de rocher qu'il déposera sur son parcours comme un glacier abandonne des blocs erratiques, des blocs de glace, des monticules de neige.
Les déluges de boues provoquent des désastres qui peuvent èire comparés à eeiix das érupticms boueuses, par TimpoirtaDce de la masse en mouvement.
£& 1877„ au cours, de l'éruption du Cotapaxi^ le courant boueux charriait des rochers, des glaçons, de la neige ; il emnbla des ravins de 60 B^èires de hauteur, et arriva au pied du volcan avec une vitesse de 3& kilomëlres à Theure. Le pays fut recouvert d'une couche de boue jusqu'à 12 kilomètres du volcan et âOO personnes périrent. Oh a pu constater que des blocs de glace avaient été transportés à plus de 80 kilomètres de la cime de la montagne.