‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 7 sur 105 · DIRECTION DE L'ONDE SISMIQUE · texte numérisé non relu

DIRECTION DE L'ONDE SISMIQUE

c'est le cas pour le bassin parisien, celui de rAUemagne septentrionale, les vibrations s*éieignent rapidement* Aussi, a-t-on rarement constaté des séismes à Paris et à Berlin.

A titre d*exemples, nous rappellerons que lors du tremblement de terre de la Calabre, les dégâts furent faibles dans la région granitique, plus importants dans la plaine d'allu« yion et acquirent leur maximum au contact de Talluvion et du granité.

En 1887 c'est au contact des couches meubles et des assises cristallines de la Corniche que les dégâts, enLigurie, furent les plus importants.

fi. Direction de Tonde slsmique. — L'observateur dépourvu de sismographe éprouve la plus grande difficulté à déduire de ses impressions la direction dans laquelle s'est propagé le mouvement sismique. Mais il peut recourir à certaines observations locales si toutefois les circonstances s'y prêtent.

Le sommet des édifices oscille dans le sens de la propagation de Tonde,

Les murs parallèles à cette direction sont moins fréquemment renversés que ceux qui lui sont perpendiculaires et et la chute a lieu dans le sens contraire à la marche de Tébranlement.

Les fissures du sol sont perpendiculaires à cette direction.

12. Tracé des isoséistes. — Si toutes les horloges étaient parfaitement réglées, il suffirait de connaître l'heure du passage de l'onde dans les différentes localités pour tracer les isoséistes coiTespondant à un instant déterminé. Mais tel n'est pas le cas, et à part certaines localités possédant une horloge donnant Vheure nationale^ les autres fournissent des indications erronées et le tracé des isoséistes est rendu à peu près impossible.

On a recours au stratagème suivant, basé sur le principe

12 TREMBLEHÊNTS DE TERRB

que (les effeU identiques sont produils au même moment. 11 suffit donc de relever, après cessation du phénomène, l'emplacement des points où les dégâts dénotent une égale intensité du séisme et de réunir entre eux tous les points de même catégorie.

Fig. 1 — IsOBéietes du trembUment de t<

de Ligurie

A cet effet, on utilise l'échelle de Rossi et Forel qui suhdivise en 10 termes le phénomène du séisme :

1° Secousse signalée seulement par les sismographes ;

2° Secousse signalée par quelques personnes au repos;

3" Secousse signalée par plusieurs personnes au repos;

4° Secousse constatée par l'homme en activité, ébranlement d'objets, trépidation des vitres ;

TRACÉ DES ISOSÉISTES

5* Secousse généralement ressentie^ tintement des sonnettes, ébranlement des meubles ;

6* Réveil général des personnes endormies, oscillation des lustres, arrêt des pendules, ondulation des arbres ;

7^ Renversement des objets placés sur les meubles, tintement des cloches, chute de plâtras ;

8° Chute des cheminées, les murs se lézardent ;

9"* Destruction partielle ou totale de quelques édifices ;

lO"" Cataclysmes, crevasses, éboulement de montagnes.

Le 6^ degré correspond à Teffroi des populations, le T" au grand effroi, le 8* à répouvante et le 9* à la panique.

La figure 1 donne le tracé des isoséistes du tremblement de terre de Ligurie en 1887 et les n®* des courbes correspondent à ceux de Téchelle de Rossi et Forel.

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Fig. 2. — Isoséistes du tremblement de terre de Laibach en 1895.

On remarquera l'allongement horizontal des isoséistes 9 et 10 dans la direction des Apennins et le parallélisme des isoséistes 3 et 4 avec la chdne des Cévennes.

La même constatation peut être faite sur la figure â ; les

' ^8 1 et 3 suivent sur un certain parcours les vallées ave et de la Save.

688 a calculé assez exactement la superflcie des omprises eatre ces isoséisles et il a trouvé les suivants :

lei itotiiatet 1 et 3 ... . 400 000 kilomttni carré*.

ff 3 S ... . 160000 »

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