THÉORIE DES INFLUENCES SIDÉRALES
aux produits des divers volcans répartis à la surface du globe.
En outre, si ce brassage se produisait, même très faible, il semble que Ton ne constaterait pas des différences profondes de composition entre les laves issues par le cratère supérieur et celles épanchées parles fissures du pied du cône.
!S 1 9. — Dans une conférence, à Nancy, M.. P. de Saintignon a développé une théorie qui peut se résumer comme suit :
I/atlraction Juno-solaire et la force centrifuge qui se manifeste à la surface du globe sont des forces dont la composante horizontale a une valeur difTéreute suivant la latitude du lieu et Finstant considéré. Il en résulte un mouvement moléculaire dirigé vers les points où cette composante a sa valeur maximum, qui engendre, à la surface du globe, des zones de surpression, là où la composante horizontale a sa valeur maximum, et des zones de dépression là où elle a sa valeur minimum.
Les secondes entourent les pôles eux-mêmes.
La position des zones de pression maximum varie naturellement avec la position du soleil et de la lune.
Ces variations de pression seraient la cause des marées, des tremblements de terre, des éruptions volcaniques, etc..
Nous ne développerons pas davantage la théorie de M. de Saintignon en Tabsence d'éléments suffisants que l'auteur ne nous a point fournis, et nous nous bornerons à reproduire une interview où l'idée mère est exposée:
« A mon avis, il y a une corrélation entre les phénomènes solaires et terrestres, les planètes exerçant une influence générale et marquée sur ces derniers.
J'ai parlé de probabilités de nouvelles éruptions à la Martinique dans la première quinzaine d'août. A. ce moment, en elTet, le soleil redescendant vers Téquateur, passerait de
Wk CAUSES DU VOLCANISME
nouveau au zénith de Tile et devrait donner une recrudescence à Faclivité de la chaleur souterraine, qui est loin d'être calmée. D*après ma théorie, les astres creusent les fluides en-dessous d*eux en exerçant une action perturbatrice extraordinaire lorsqu'ils sont au zénith ou au nadir du lieu.
Or, le 15 août, à midi^ le soleil était, à quelques minutes près, au zénith du Mont Pelé, son action fut déterminante et la chaudière éclata.
Le 30 août, la lune^ à son périgée, passait au même zénith, après avoir pour ainsi dire plané au dessus de la Martinique, depuis le 25 août, durant la période dulunistice. La dépression longuement entretenue et préparée, reçut une telle accentuation le 30, qu'il en résulta les trois effroyables explosions connues. Tous ces éléments et toutes ces coïncidences peuvent être facilement vérifiées.
(M. de Saintignon dit qu'il y a encore deux périodes dangereuses à traverser, la première est du 31 octobre au 20 novembre, et la seconde dans la première quinzaine de février 1903).
Les grosses planètes éloignées ont une très grande influence sur les éruptions et tremblements de terre, parce que, ayant un très faible mouvement en déclinaison, elles creusent constamment les mêmes parallèles. Il en résulte que, lorsque ceux-ci se trouvent directement au-dessous du soleil et de la lune, ou de ces deux astres à la fois, il se produit une grande accentuation de dépression ou de Finoandescence des fluides. Les planètes prépareraient donc les éruptions, et le soleil et la lune les détermineraient. »