‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 71 sur 105 · SOLAIRES · texte numérisé non relu

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220. — A la suite d'éruptions volcaniques au cours desquelles d'énormes quantités de cendres très ténues furent lancées dans les airs, on constata en des lieux fort éloignés du centre de projection, à Vheure du crépuscule, des lueurs insolites et diversement colorées.

881.— Au cours de Téruption sous-marine de juillet 1831 qui engendra Vile Julia, entre la Sicile et l'île de Pantellaria, une colonne de cendres sortit des profondeurs et durant plusieurs mois rejeta des torrents de particules très Qnes.

Dès les premiers jours d'août, à l'heure du crépuscule, le ciel prit des colorations bizarres, et à Gênes, à Odessa, à

Rome, à Madrid le phénomène fut visible et se prolongea jusqu'à la fin du mois de septembre.

Mais c'est à la suite de l'éruption du Krakatoa, en 1883, que les lueurs crépusculaires se produisirent avec un éclat qui n'avait jamais été constaté jusqu'alors.

!2!22. — La cause de ces lueurs réside-t-elle dans la présence aux hautes régions de lalmosphère de poussières volcaniques très ténues qui produiraient des phénomènes colorés de diffraction lorsque les conditiotus d'éclairage sont convenables? C'est ropinion de la majorité bien que aucune preuve matérielle en .ait été apportée. Mais cela parait, en effet, très possible, si l'on réfléchit que la colonne de fumée du Krakatoa s'élevait verticale à une hauteur de 11 kilomètres, que le volume des débris projetés est évalué à 18 kilomètres cubes, qu'en Norwège, en Suisse, en France, la neige qui tomba au cours de l'hiver de 1883-1884 — l'éruption avait eu lieu au mois d'août -— fut recouverte d'une fine poussière noire composée des mêmes éléments que la cendre du volcan.

Si ces particules relativement fines sont restées en suspension dans l'atmosphère pendant plusieurs mois, d'autres plus ténues ont pu se maintenir en équilibre sous Faction des courants aériens, et en tout cas, c'est au cours de cet hiver que les lueurs crépusculaires furent constatées avec le plus d'intensité.

S!23. — Au mois d'août 1902, des phénomènes similaires auraient été observés en Norwège, mais rien n'est moins prouvé et s'ils ont existé, ils auraient pu être causés par la présence dans l'atmosphère de cendres rejetées par le mont Pelé à la Martinique.

!224. — En raison de l'intérêt qu'ont présenté les lueurs crépusculaires de 1883-1 884, no us allons résumer brièvement

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