‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 79 sur 105 · Partie · texte numérisé non relu

Partie

) A1203Fe203

insoluble

( CaOS03. .

Les cendres qui, au cours de cette éruption, tombèrent trois fois, renfermaient les mêmes éléments que la lave ; elles étaient principalement formées de débris de pâte amorphe avec granules de feroxydulé et microlithesd'albite.

La lave acide était une andésite à amphibole et à grands cristaux de labrador, avec hornblende, un peu d'augite, un peu de fer oxydulé, et des microlithes d'oligoclase, d'albite et de sanidine.

!245. — M. Fouqué classe les laves anciennes de Santorin en deux catégories :

Les laves subaériennes qui sont des andésites augitiques soit à labrador soit à anorthite.

Les laves sous-marines qui, la plupart du temps, sont des andésites acides, à hornblende avec feldspath labrador prédominant.

A Théra^ la lave à anorthite est recoupée par des dyke

d'andésite à labrador. Les tableaux ci-dessous indiquent la composition de ces deux roches :

Andésite

à anorthite

Si02. .

Fe203 .

GaO . .

MgO. .

NaO . .

Andésite

à labradw

Si02 . .

Fe203 .

CaO . .

NaO . .

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dulé, d'augite, d'olivine, et de microlithes de labrador, d'augite, de fer oxydulé et de fer titane.

Le labrador, en grands cristaux, est accompagné par Thypersthène, Taugite, le fer oxydulé, avec microlithes d*albite, d'oligoclase, de fer oxydulé, de fer titane. Dans les druses on trouve de la tridymite et de Topale.

La lave du Petit Saint-Elie, d'apparence trachytique, à texture schisteuse est riche en anorlhite ; elle présente la composition suivante :

Si02.

Fe203

GaO.

MgO

NaO.

Vo

A Balosy la lave cordée, analogue à une tachylite brune

est criblée de vacuoles et riche en labrador, anorthite et pyroxène :

Si02 57,2 0/^,

CaO. 5,7 »

MgO 3,1 »

NaO 5.2 »

La partie superficielle des laves est recouverte à Acrotiri par un trass à sanidine, labrador, oligoclase, hornblende, pyroxène ; ces deux derniers éléments sont souvent altérés et transformés en une matière chloriteuse.

Chauffé à 100° C. le trass perd 6,96 Vo d'eau.

Dans les parties anhydres de la roche, on trouve le quartz granulitique et la calcédoine, et dans les parties hydratées des variétés d'opale.

Voici la composition du trass anhydre :

Si02 73,20/0

Ti02 • . 3,2 »

Fe203 2,4 »

CaO 0,6 »

MgO 1,1 »

NaO 4,9 »

246. — Les éruptions à Santorin se font en deux temps : pendant le premier, la lave issue d'une fissure sous-marine monte poussée parles gaz internes et se gonfle comme une ampoule : pendant le second, la pression des gaz fait éclater Tampoule et rejette des débris. Nous avons vu que si le second temps vient à manquer (n° 166) Tampoule se dégonfle et qu'un cratère d'affaissement se forme.

La composition des laves n'a point changé au cours des siècles, et elle les classe parmi les laves acides, plus sili-

ceuses et moins ferrugineuses que celles de l'Etna et du Vésuve.

Nous avons indiqué (n° 79) la composition des gaz dégagés par les fumerolles de l'éruption de 1866.

217. Les volcans Islandais. — L'ile est entièrement formée de matériaux volcaniques, coulées de laves basaltiques et bancs de tufs palagonitiques de Tépoque tertiaire recouverts en partie par des laves antérieures à Tépoque glaciaire. Par dessus, s'étendent les coulées modernes qui recouvrent environ 25.000 kilomètres carrés, soit le quart de la superficie totale de l'île.

L'Islande est une terre basse, l'altitude moyenne est de 470 mètres et le sommet le plus élevé^l'Orvefa, — volcan qui causa le cataclysme de 1349, — n'est qu'à 1939 mètres audessus du niveau de la mer. Le climat est froid et les neige» éternelles descendent à 750 mètres d'altitude.

Des côtes partent des terres basses qui s'élèvent peu à peu en plateaux ondulés, recouverts d'un éternel manteau de neige et de glace. Dans les régions E. et S.-E. les glaciers descendent presque jusqu'à la mer et, par endroits, ne laissent pas plus de 200 mètres de rivage libre ; aussi verronsnous l'eau jouer un rôle prépondérant dans l'histoire des éruptions islandaises.

La pénétration à l'intérieur présente d'énormes difficultés et bien des régions n'ont encore pu être explorées : aussi est-on peu renseigné sur la constitution géologique du sol, la distribution des volcans, leur allure, la nature de leurs déjections. Néanmoins, aujourd'hui on connaît en Islande vingt volcans actifs sans compter un plus grand nombre, très probablement, qui sommeillent sous les nevés et dont l'existence se manifeste de temps à autres par des inondations formidables charriant pêle-mêle, neige, glaçons, scories, cendres, blocs de lave, boue, etc.

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