‹ Etude des Représentations Pathologiques dans l'Art EgyptienChapitre 23 sur 44 · TAN · texte numérisé non relu

TAN

Malgré une différence dans le détail (il n’y a pas de dieu qui ait été représenté de façon plus différente) il existe une nette ressemblance d'ensemble entre ces différentes représentations.

C’est un nain difforme à grosse tête, aux arcades sourcillères saillantes, au cou enfoncé dans les épaules ; sa face est grimaçante. Sa bouche aux lèvres grosses Sr épaisses laisse souvent pendre une langue volumineuse et large. Le nez est camus et large ; ses oreilles parfois pointues à leurs extrêmités supérieures sont grandes et décollées ; les cheveux et la barbe parfois figurés, ne sont alors représentés que par de rares mèches.

Les organes génitaux sont petits ; cependant quelques dieux Bès ont un phalus énorme.

De ce dieu toujours représenté de front, à face bestiale, debout ou demi-assis sur de petites jambes, généralement torses, aux mains reposant sur des cuisses demi fléchies, se dégage une impression d’irrésistible laideur.

Cette laideur monstrueuse sans aucun doute recherchée par les artistes, explique le double rôle que ce dieu jouait dans la mythologie égyptienne.

Parce que c’est un dieu grotesque et dont la vue fait rire il était associé à des idées et à des occupations joyeuses, à la danse, à la musique et à la toilette.

Mais comme c'était un dieu effrayant, les Egyptiens

se flattaient que son seul aspect ne pouvait manquer

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