Avec tumeur et maladie de Recklinghausen
Ogs. n° 20. — Wolff (1936).
Une femme de 36 ans, présente une maladie de Recklinghausen typique, sa mère présentait la mème affection.
Elle est vue pour « un durcissement du ventre, des douleurs abdominales, des oedèmes des membres inférieurs ».
La palpation abdominale montre une tumeur de la grosseur d’une tête d’adulte refoulant l'utérus. /
A l'intervention : tumeur polykystique contenant un litre 500 de liquide brun sanglant, implantée dans le grêle vis-à-vis du mésentère et y adhérant. On pense à un careinome d’autant plus que dans le tissu sous-péritonéal existent deux tumeurs lenticulaires qu’on prend pour des métastases.
Ablation de la tumeur. Résection du grêle, dans lequel existe une tumeur bourgeonnante, pénétrant dans la lumière intestinale. grosse comme une pièce de 10 pfennigs.
Guérison.
Histologiquement, il s’agit d’une tumeur kystique de nature neurinomateuse non dégénérée.
2. —— Douleurs abdominales avec tumeur sans maladie de Recklinghausen
Ogs. n° 21 de Denecke (1932).
Une femme de 53 ans est hospitalisée pour des douleurs abdominâles.
L'examen abdominal permet de percevoir une tumeur.
Une laparotomie est pratiquée, mais lexérèse de la tumeur n’est pas possible, on se contente d’une biopsie.
L'examen anatomo-pathologique montre qu'il s’agit d’un schwannome ayant subi une dégénérescence sarcomateuse. ;
La malade meurt 10 jours après l’intervention.
KERMAREC 4
RS Et
Os. n° 22 de Borras et Benito (1936).
Une femme de 54 ans esl RORDIEAUSES pour des douleurs abdominales.
L'examen clinique découvre une tumeur.
A l'intervention: tumeur bénigne de l'intestin grêle. Exérèse par résection intestinale. :
L'examen histologique affirme le schwannome bénin.
Guérison. | <
Ogs. n° 23 de Babinni et Tettamanti (1939).
Un homme de 59 ans est hospitalisé pour des douleurs abdominales.
A l'examen abdominal, tumeur palpable.
L'intervention permet de découvrir la tumeur du grêle et de l’enlever par résection intestinale.
L'examen histologique affirme le schwannome bénin.
Guérison.
Os. n° 24 de Miller et Frank (1939).
H. C.. est une femme de 72 ans, mariée. Elle est admise à lhôpital le 27 juin 1937 pour une tumeur abdominale. La malade avait joui d’une bonne santé jusqu’en 1935. A cette époque, elle commença à percevoir une sensation de malaise et de distension du bas-ventre. Puis elle présenta des douleurs lombaires et de la pollakiurie qui durant les 6 derniers mois s’exagérèrent. En même temps, elle remarqua que son ventre grossissait.
Dans ces antécédents personnels et familiaux, on ne note rien de particulier. Elle avait eu 8 enfants. Durant i'année précédente, elle avait noté une certaine dyspnée d'effort et un léger oedème malléolaire, le soir.
A l'examen, la malade apparaît un peu amaigrie, elle ne présente ni tumeur cutanéé ni pigmentation. La T.A. est à 20/11.
I existe une voussure du bas-ventre nette, remontant plus haut à droite. Cette zone est mate à la percussion. Les flancs sont sonores. La masse, perçue à la palpation, s'étend de la symphise pubienne jusqu’à trois où quatre centimètres au-dessus de l’ombilic, elle est molle et semble fluctuante. Le foie et la rate ne sont pas hypertrophiés. Au toucher vaginal, on perçoit une tumeur qui semble se prolonser avec la masse abdominale: et est nettement fluctuante.
Les examens complémentaires révèlent des traces d’albumine dans les urines. La numération globulaire montre un chiffre de 3.620.000 avec un taux d’hémoglobine à 74,6 %. Globules blancs : 10.350 avec polynucléose à 92 %. Kahn et Wassermann négalifs. À
Le diagnostic préopératoire fut celui d’un kyste de l'ovaire droit. A l'intervention, on trouve une masse qui s'étend du pelvis au rebord costal. Le côté gauche de cette masse semble kystique et a l'apparence d’un
rar ee
kyste en voie de sphacèle comme on en voit dans les kystes de l’ovaire tordus. A droite, cependant, ce kyste semble se continuer avec un tissu d'aspect encéphaloïde. Pendant que l’on fait céder les adhérences qui unissent la tumeur aux organes pelviens, du sang, en même temps que du tissu nécrosé, jaillit: Ces adhérences pelviennes étaient très fines et fraichement constituées et furent aisément rompues sans faire saigner. On libéra l’épiploon qui adhérait à la partie haute de la tumeur. On se rendit alors compte que la tumeur adhérait intimement à une anse du jéjunum. Comme il était impossible de séparer la tumeur de l'intestin, on posa un clamp sur la paroi intestinale parallèlement à l’insertion de la tumeur et on procéda à l’exérèse de la tumeur et d’une portion de la paroi intestinale. On referma la paroi intestinale. Une vérification de Pabdomen révéla quelques adhérences entre la tumeur et d’une part le péritoine du côté droit de l’abdomen à la hauteur de l’épine iliaque antéro-supérieure et, d'autre part, le péritoine sus-vésical. Les organes pelviens étaient normaux. Il n'existait pas de tumeur au niveau du mésentère. Le foie et la rate étaient de taille et de consistance normales sans nodules métasfasiques à leur niveau. L’estomac et la vésicule biliaire étaient normaux. :
Examen anatomo-pathologique. Macroscopiquement, il s’agit d’une tumeur sphérique, légèrement aplatie, ayant 28 cm. comme grand diamètre. Elle est rattachée à l'intestin grêle par un pédicule de 4 em. sur 2 cm. La surface est recouverte de péritoine avec, à son niveau, de gros vaisseaux, elle est lobuiée, marquée par des sillons peu profonds. À l'ouverture de !la tumeur, du sang et du tissu nécrotique s’échäppent créant ainsi une cavité de 1 cm. sur 3 em. de profondeur. Le tissu tumoral est très friable.
L'examen microscopique affirme le neurofibrosarcome de lintestin grêle.
Les suites opératoires furent simples, la température ne s’éleva jamais au-dessus de 37°2 et la malade sortait 20 jours après l'intervention, après qu'on lui eut conseillé de revenir 4 semaines après pour un traitement radiothérapique. Revue 6 mois après, elle ne se pläignait de rien.
Os. n° 25 de M. A. Bonniot (1939).
M. G.., 64 äns, a toujours joui d’une excellente santé. Les accidents actuels débutérent le 3 novembre 1926 par des douleurs abdominales suivies de vomissements bilieux et de coliques violentes. Le médecin consulté constata l’existence d’une petite tumeur sus-pubienne.
Tout parut rentrer dans l’ordre, mais, fin novembre, le malade éprouvant une sensation de lassitude extrême, on constata une voussure arrondie, mate, fluctuanite occupant tout l’hypogastre et remontant à 2 travers de doigt au-dessus de l’ombilie. Un cathétérisme montra la vessie vide et je fus appelé le 7 décembre 1926. ;
A mon examèn : T°: 38°5. — Pouls : 80.
Douleurs dans la fosse iliaque droite. Grosse tumeur arrondie, molle et fluctuante, non mobilisable, occupant tout l’hypogastre et perceptible avec les mêmes caractères au toucher rectal.
PRO EEE
Diagnostic porté par élimination : kyste du mésentere.
Intervention le 9 décembre 1926 : laparotomie médiane sous-ombilicale. Epanchement sanglant du péritoine. Tumeur volumineuse, molle irrégulière, kystique, contenant environ 1 1. 500 de liquide sanglant, implantée par un étroit pédicule sur le grêle près du bord mésentérique. à 50 cm. de l'angle iléo-coecal et unie par des adhérences clivables au péritoine abdomino-pelvien. Exérèse facile de la tumeur après résection de l’anse grèle sur laquelle elle était implantée. Rétablissement de Ja continuité du grèle par anastomose termino-terminale au bouton de Jaboulay. ;
Suites simples. :
Pièce opératoire. — Il s’agit d'un volumineux kyste uniloculaire dont la paroi friable est par endroits très mince, ailleurs très épaisse et comme lobulée sur sa surface extérieure, La zone d’implantation sur le grêle est très réduite (environ 1 cm2). À ce niveau, la muqueuse parait saine, ni épaissie, ni adhérente aux plans sous-jacents, en un point seulement elle présente une petite ulcération.
I s’agit d’une tumeur née dans l’appareil nerveux : elle présente tous les caractères d’un schwannome ayant secondairement ulcéré la muqueuse d’une part, s'étant pédiculé dans la cavité péritonéale d’autre part.
L'aspect épithélial en certains points de cette tumeur, les quelques mitoses rencontrées, peuvent faire se demander malgré la bénignité de cette tumeur si elle n’est pas susceptible de récidive locale comme cela se voit avec les mêmes caractères dans les gliomes périphériques.”
En avril 1928 —— Récidive — Syndrome de subocclusion du transverse. Météorisme coecal et colique droit. Augmentation de volume de l’abdomen, sans ascite. Zones fixes de matité et de tympanisme. Au palper, plusieurs masses molles, mal limitées, sans tumeur véritable.
Intervention début mai 1928. Partout, sur le péritoine pariétal, sur le grêle, le côlon, sont implantées une multitude de petites tumeurs en grains de raisin, par endroits absolument confluentes, molles et très friables.
Prélèvement pour examen histologique.
Radiothérapie : soulagement notable, mais temporaire, cachexie et mort en décembre 1928.
Examen histologique. — La récidive présente les caractères voisins de ceux de la tumeur initiale.
On a vraiment Pimpression d’un schwannome, mais ce qui différencie cette coupe des premières, ce sont des cellules avec des noyaux monstrueux ou bourgeonnants et même des mitoses indiquant qu’il s’agit d’une tumeur en pleine activité et en pleine évolution, sans que l’on puisse histologiquement affirmer sa malignité.
Ogs. n° 26 de Kipshoven (1954).
Chez une malade avant présenté une douleur abdominale aiguë, on découvrit une tumeur de la partie gauche du bas-ventre.