NÉE
Quelques observations dont l’une inédite et due à l’obligeance du Médecin-Général Giraud viendront étayer ce travail et nous permettront de brosser le tableau anatomo-clinique de ces tumeurs particulières et de dégager quelques éléments de diagnostic, de pronostic et quelques règles thérapeutiques.
ETIOLOGIE
Les schwannomes de l'intestin grêle constituent une affection rare : si l’on considère que parmi les 178 tumeurs bénignes du tractus digestif rapportées par Charles-F. Geschickter il se trouvait à peine 5 % de schwannomes et que leur siège d’élection se trouve sur l’estomac (63 cas contre 13 sur l'intestin grêle dans la statistique d'Alain Mouchet et Samain, 69 contre 21 dans celle de Gaudin), on admettra que cette affection peut presque passer pour fune curiosité.
La statistique de Preiser et Davenport, confirmée depuis lors. a montré l’égale fréquence des schwannomes dans les deux sexes. La race ne semble jouer aucun rôle (Preston-Walsch et Clarke). La maladie se manifeste de façon habituelle à l’âge moyen de de la vie mais une telle notion n’a guère de valeur et n’entre pas en ligne de compte au chapitre du diagnostic.
Quant à la cause déterminante des schwannomes, elle reste bien obscure. Les travaux expérimentaux de Masson avaient semblé donner un certain poids aux théories traumatiques et infectieuses. En fait, l'association fréquente à une maladie de Recklinghausen cutanée, dont la nature familiale et héréditaire n’est plus discutée depuis la thèse de Zimmer, prêche en faveur d’une dysplasie neuro-ectodermique.
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