‹ Étude Des Suites Éloignées De La Cholécystectomie Pour Cholécystite D'après 100 Opérés RevusChapitre 108 sur 112 · LOS N · texte numérisé non relu

LOS N

L’évacuation de l’estomac se fait normalement. Une heure après l'ingestion il reste à peine la valeur d’une cuillerée à soupe de baryte dans l’estomac.

Cholestérinémie le 21 juillet : 2 gr. par litre.

2° Revue le 26 novembre 1921. La malade revient consulter”

parce qu’elle souffre davantage depuis un mois. Elle se plaint de ressentir au niveau de la partie moyenne de la cicatrice, une douleur continue, sous forme de tiraillements ôu de picotements profonds avec irradiation à l’épigastre, à l’ombilice, à la base du thorax, à droite et entre les deux épaules dans le dos. Cette douleur s’exagère à l’occasion des repas. Tantôt elle survient aussitôt les premières bouchées, la malade devant s’interrompre de manger, tantôt trois ou quatre heures après la prise d’aliments.

Cette douleur est exagérée aussi par la station debout. Elle contraint même la malade, depuis quelques jours, à se courber légèrement en avant pendant la manche. Dans la situation couchée, la malade n'est vraiment soulagée que dans le décubitus dorsal. Il lui est impossible de rester couchée sur le côté droit ou sur le côté gauche, sous peine d’une exagération de la douleur, cette exacerbation répondant toujours au même point (partie moyenne de la cicatrice). L’ingestion de bicarbonate de soude ne calme qu’incomplètement et pour un temps ces douleurs. L’appétit est conservé et même paraît exagéré. La malade quoiqu’ayant très faim, n'ose satisfaire son besoin de nourriture. La malade n’a jamais présenté ni vomissements, ni hématémèse, ni melœna.

À l'examen du ventre on constate une modification très nette des signes constatés le 1 juillet précédent. A l'inspection la partie moyenne de la cicatrice paraît légèrement rétractée. On sent æ1 même point, à la palpation, une masse cylindrique, dure, qui paraît remonter sous le rebord costal. Cette masse se continue vers la ligne médiane dans une zone d’empâtement profond. Cette masse est douloureuse à la pression. On réveille un autre point douloureux profond à deux travers de doigt au-dessus et à droite de l’ombilic. |

Le tubage de l’estomac, pratiqué quinze heures après un repas de carottes ramène un liquide tenant en suspension des mucosités jaunâtres sans débris alimentaires visibles. Ce liquide est acide au tournesol. L'examen du suc gastrique après repas d’épreuve dénote une chlorhydrie sensiblement ‘élevée : À — 2,46. H= 0,87.af. = 0,36.4C:=— 1,93. H + C = 2,10. :

Le tubage duodénai pratiqué à jeun ramène un liquide jaune, limpide, sans caractères prrticuliers. La réaction de Weber pratitiquée sur le liquide est négative. L'examen radiologique du tube digestif pratiqué par le D' Lagarenne donne les résultats suivants : L’insufflation rectale du colon rend visible la face inférieure du foie. Celle-ci présente au niveau de la région vésiculaire, un bord irrégulier et plusieurs petites saillies arrondies ; celles-ci correspondent aux noyaux indurés que l’on sent au palper sous les rayons au-dessous du rebord chondro-costal et qui sont douloureux à la pression.

Après repas baryté on constate que le bulbe duodénal projette son ombre au niveau même de ces noyaux ; on ne peut le dissocier des ombres de ces derniers. L'angle supérieur du duodénum est de même indissociable de l'ombre hépatique. Le pylore semble de contours très réguliers. 4 heures après l’ingestion on retrouve la valeur d’une orange de baryte dans l’estomac. Le retard marqué de l'évacuation pylorique indique un certain degré de sténose au niveau de l'angle supérieur du duodénum. 48 heures après, la ma- Jade à eu une selle abondante ; plus trace dé baryte dans tout le gros intestin.

Le lavement baryté remplit régulièrement tout le gros intestin ; aucun arrêt ni aucune irrégularité au niveau de l’angle colique droit, mais cet angle est en contact avec le bord inférieur du foie ; il est peu mobile à la palpation sous les rayons.

Opération le 19 décembre 1921, par M. HarTManNN. « Incision médiane partant de l’appendice xyphoïde et suivant la direction de l’ancienne cicatrice, en bas et en dehors, sur une longueur de h cm. A l'exploration au doigt on constate des adhérences intimes de la région pyloroduodénale au foie et à la paroi. Nous pen-

sons alors que le décollement ne donnera rien ; nous incurvons l'incision à gauche puis descendons sur la ligne médiane jusqu’à l’'ombilic. On peut alors constater que le duodénum est fusionné avec la paroi et le foie et qu’il en est de.même de.l’angle droit du colon et de l'épiploon. * At

« Nous cherchons à relever le colon transverse pour faire une gastro-entérostomie postérieure. C’est impossible. L’épiploon adhère à la paroi abdominale antérieure au niveau de l’hypogastre (cicatrice d’hystérectomie ancienne) de même qu’au fond du pelvis. On arrive cependant à rompre ces adhérences en déchirant un peu l’épiploon. On peut alors relever ce dernier et le colon et faire la bouche anastomotique. » j

Suiles opératoires : très simples. La malade sort le 6 janvier se déclarant entièrement soulagée. |

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