OBSERVATION LXVIII
Cholécystectomiè pour cholécystile calculeuse aiguë suppurée avec péricholécysiile. Suites be : neuf ans et demi
Femme dé 34 ans. Depuis > ans 5 se plaint de digestions pénibles, avec sensation de brûlure épigastrique sans irradiations et sans vomissements. Cette douleur survient soit pendant soit aussitôt après, soit 3 ou 4 heures seulement après le repas. Les gardes robes sont régulières. Le 1° juin 1913, elle éprouve brusquement, vers 5 heures du soir, une douleur vive à l’épigastre bientôt propagée à d'hypochondre droit où elle est maxima avec irradiations dans la fosse iliaque droite et les lombes. Cette douleur s'accompagne de vomissements de liquide visqueux incolore. La température est à 39°2 le 4 juin, 37°7 le 6 juin. Douleurs et vomissements se calment par la glace et les applications laudanisées. Mais les vomissements reprennent le 8 quand la malade essaye de se lever. Au palper : masse sous-hépatique arrondie, douloureuse, avec ballottement. Foie de volume normal ; clapotage gastrique. Pas de maladies antérieures sauf une cystite à l’occasion d’une grossesse.
Opération le 18 juin 1913, par M. HarTmanx. Le colon et l’épiplonn adhèrent au foie et au fond de la vésicule ; le col et le Cyst! que sont libres d’adhérences. La vésicule est épaissie, grisâtre ; col et cystique sont masqués-par un épaississement scléro-adipeux. La vésicule contient du muco-pus et un amas de calculs. Il exisie en outre un calcul du bassinet. Suture péritonéale enfouissant le moignon du cystique.
L'examen bactériologique après Ka du liquide vésiculaire montre du bacille d’'Eberth identifié par milieux spéciaux et par agglutination. L'examen histologique décèle une'paroi enflammée’ superficiellement, sans abcès dans la profondeur.
Suites immédiates : très simples. Ablation' du drain le 22.
SUITES ÉLOIGNÉES. — Revue le 17 janvier 1922. La malade s’est sentie complètement" soulagée pendant les 2 années qui ont suivi l'opération. Au bout de ces 2 ans elle à éprouvé pendant > jours des douleurs dans le côté droit, à l’épigastre et dans les reins, sans
ES CLOEUS
irradiations dorsale ni scapulaire. Ces douleurs s ’accompagnaient, de nausées sans vomissements ; les urines étaient très foncées, Cette crise a été assez vive pour nécessiter deux jours de lit. Elle n’a pas eu de lendemain. Enfin, depuis 3 mois, elle se plaint par moments d’une sensation de pesanteur à l’épigastre. Cette sensation survient surtout le matin au lever ou 2 heures après le repas. Elle dure envire une demi-heure. La malade à suivi un régime pendant les 18 mois qui ont suivi l'opération ; elle n’en suit plus depuis lors. A l'examen on aperçoit une cicatrice souple sans éventration ni douleur à la pression ; le creux épigastrique est sensible à la pression profonde, à sa partie moyenne, sur la ligne médiane.
On sent sur ce pointl les battements de l’aorte abdominale. La ma-
lade présente d’ailleurs des signes d’éréthisme vasculaire au niveau des vaisseaux de la Bee du cou. Il y a de la ptose rénale (rein droit abaissé). Pas de clapotage gastrique.
Cholestérinémie : à gr. 117 (dernières règles 8 jours aupara-
vant).
Urines : albumine : + : sels biliaires : Tu — 901 ; urobili-
ne.'0.