OBSERVATION LXIX
Cholécystectomie à froid pour cholécystite calculeuse aiguë avec péricholécystite. Suites éloignées : cinq ans et quatre mois
Homme âgée de 33 ans. En mai 1915, présente une crise de diarrhée (6 à 20 selles par jour) avec membranes. Le 8 juillet 1915 étant en traitement à l'hôpital pour une blessure de jambe par éclat de pétard, le malade est pris de coliques hépatiques avec signes de congestion du foie ei température à 41° sans ictère. La fièvre ne disparaît que progressivement en 3 semaines, malgré l'emploi de la quinine (malade d’ailleurs sans aucun antécédent paludéen). Les crises se répètent accompagnées chaque fois de la même poussée thermique pendant août et septembre. Un examen de sang pratiqué en septembre aurait décelé la présence du bacille paralyphique B. Les crises diminuent de fréquence (3 ou 4 par
, mois) en octobre et novembre et s’accompagnent, d’une température moins élevée (37°9-38°2). Le malade ne présente toujours pas d’ictère. Cet état s'améliore encore jusqu’en avril. Nouvelle crise aiguë avec température à 4o° du 11 aù 12 avril. Vu le 13 mai par M. Hartmann qui constate une légère défense musculaire au palper de la région vésiculaire. Le malade à ce moment est apyrétique depuis plusieurs jours. |
Opération le 15 mai 1916, par M. HARTMANN. Cholécystectomie rétrograde. Vésicule rougeâtre, présentant des adhérences au colon et au grand épiploon d’ailleurs faciles à décoller. IT existe 2 petits calculs müriformes dans l’origine du cystique. L'examen bactériologique du liquide montre un bacille très mobile, donnant du gaz en culture. UX ®
Suiles immédiates : très simples. Ablation du drain le 19 mai.
SUITES ÉLOIGNÉES. — Revu le 21 MU de Depuis l’opération le malade se plaint d’avoir tous les 3 où 4 mois une crise douloureuse dans le côté droit avec température à \ 39. Cette crise dure 3 jours, sans vomissements, mais avec inappétence. Le malade resté à la diète pendant tout le temps. Dans l'intervalle il se trouve bien, se plaignant seulement de maux de tête fréquents. Les garde robes sont normales et il ne souffre pas de l'estomac. Il n’a jamais eu d’ictère. De temps à autre, il ressent un point de côté, au-dessus du rebord costal, vers la partie moyenne de la cicatrice. Ce point apparaît surtout à l’occasion des efforts. Ces troubles ne l’empêéchent pas de mener une vie normale.
A l’examen du ventre on trouve une cicatrice souple, avec une éventration légère au niveau du trajet du drain. On réveille un point douloureux léger à la pression de la partie moyenne de la cicatrice et de la partie supérieure de Pépigastre.
Cholestérinémie : 1 gr. 20.
Urines' : Tu = 1000 —!; urobiline = 0.
Le malade est mis au régime et à la cure d’eau de Vichy chaude avant les repas.
Revu le 24 novembre 1921, le malade se trouve considérable-
ment nel par le régime institué.