‹ Étude Des Suites Éloignées De La Cholécystectomie Pour Cholécystite D'après 100 Opérés RevusChapitre 85 sur 112 · TROUBLES EN RAPPORT AVEC DES ADIHÉRENCES PLUS OÙ MOINS SERRÉES · texte numérisé non relu

TROUBLES EN RAPPORT AVEC DES ADIHÉRENCES PLUS OÙ MOINS SERRÉES

OBSERVATION LXXVIIL /

Cholécystectomie pour cholécystite calculeuse chronique avec péri-, cholécystite. Suites éloignées : six ans

Femme de 36 ans. Début en 1906 par des douleurs vagues dans l’épigastre et dans l’hypochondre droit qui ont été en augmen-

tant pendant 4 ans. En 1910, crise douloureuse violente avec vomissements et diarrhée. Les douleurs débutaient brusquement dans le côté droit au bas ventre remontant progressivement vers l’hypochondre droit et l’épigastre avec irradiations dans le dos et l'épaule droite. Cette crise dure 2 ou 3 heures et cesse brusquement. Depuis ce moment la malade présente des crises analogues périodiques à l’occasion de ses règles. Elle souffre bientôt également dans l’intervalle des périodes menstruelles, se plaignant souvent 3 ou 4 heures après les repas (le jour ou la nuit) d’une douleur colicative partant de la fosse illiaque pour remonter vers l’épigas-

e ; la douleur cesse au bout d’une demi-heure ; à ce moment, la malade a souvent de ladiarrhée, parfois des vomissements et presque toujours elle présente des éructations nombreuses. Ces douleurs post-prandiales n'étaient qu'incomplètement calmées par le bicarbonate de soude mais très atténuées par le régime alimentaire. Opérée pour rétroversion utérine en 1910. En 1912, crise douloureuse avec ictère. Le 13 mai 1913, elle est opérée d’appendicite. Les douleurs du côté droit disparaissent ; mais les crises douloureuses de l’hypochondre droit reparaissent avec subictère. À l'examen avant l'opération : douleur au palper de la région vésiculaire. ;

Opération le 7 février 1916, par M. Hartmann. Cholécystectomie rétrograde. Vésicule adhérente au colon, au duodenum et au pylore, contenant des calculs ; 2 catguts sur le lit vésiculaire.

Suiles immédiates : Ablation du drain le 16 février.

SUITES ÉLOIGNÉES. — La.malade est bien pendant les 3 semaines qui suivent l'intervention, au bout de ée temps elle est prise brusquement et minuit et bien qu'ayant suivi rigoureusement son régime, d’ une douleur en barre à l’épigastre avec sensation d’étouffement sans irradiations : il lui semblait qu'on lui brovait l'estomac. Cette douleur dure 2 ou 3 heures avec alternative d’atténuation et d’exacerbation et cesse progressivement. Elle ne s’accompagne pas de vomissement. La même douleur se répète pen: dant 3 nuits consécutives M. Hartmann, alors consulté, ordonne la prise quotidienne d'huile d'olive pendant 3 jours consécu-

D ere

tifs, la malade essaie une fois cette thérapeutique mais l'ayant trouvée Hop pénible ne l’a jamais réitérée. Ge type de crise ne s’est jamais reproduit depuis. Elle reste .à peu près sans souffrir jusqu'en 1920, elle commence alors à présenter à nouveaü des crises douloureuses à l’occasion des règles. Ces douleurs ont toujours le même caractère, débutant dans la fosse iliaqüe droite pour remonter vers l’épigastre. Doüleurs colicatives accompagnées .par la perception par la malade au palper d’une sorte de masse arrondie du volume d’une mandarine qui se déplace dans la même direction. Ces douleurs cessent au bout d’une heure ou deux, suivies parfois d’une selle diarrhéique ou plus souvent, soit d’éructations, soit d’émission de gaz par l’anus. Au moment des règles la malade présente des crises ayant les mêmes caractères mais s’accompagnant le plus souvent de vomissements. Depuis cette ‘époque la malade-n’a pas cessé de présenter les crises sus-décrites à intervalles plus ou moins rapprochés. Elle n’a jamais eu d’ictère, ses ma. tières n'ont jamais été décolorées.

Examen en janvier 1922..3 cicatrices visibles à l'inspection ; une sous-ombilicale médiane, une oblique dans la fosse ilaque droite (type incision de Roux, une autre dans l’hypochondre droit parallèle au rebord costal. Ces cicatrices sont souples, non douloureuses, sans adhérences au plan profond, sans éventration. Aucune douleur, ni à l’épigastre ni dans la région vésiculaire, mais la pression profonde au niveau de la zone pancréatico-cholédocrienne réveille une douleur assez vive avec irradiation à gauche de Ja ligne médiane. Sous Finfluence de la palpation on provoque une crise douloureuse ; la malade attire l'attention sur la boule dont elle parlait et on reconnaît effectivement, dans la fosse iliaque, une masse dure, globuleuse, non douloureuse, assez mobile transversalement qui subitement n’est plus perceptible et ne peut être que le cœcum en contraction passagère.

L'examen clinique du petit bassin montre que l'utérus est resté bien fixé, le fond de l’organe est douloureux au palper, le col conique est de consistance normale, les culs de sac sont souples, indolents, les annexes non perceptibles.

ape #32 © à roues

L'examen du suc gastrique, fait le 27 janvier 1921 dans le ser-

vice de M. Parmentier, montre à jeun la présence de 60 cmc. d’un liquide verdâtre dans l’estomac sans particules alimentaires,

l'examen chimique après repas d’épreuve dénote une hypopepsie

marquée :

À =,109 HO G= Tao. +iC =rm2o T) = "88e Ur6S8 NES E + eu Mi = 0,9 UE PUS C F L'examen des matières fécales par M. Renaud, le 5 avril 1927,

examen portant sur des fragments de viande enrobés dans des sacs da gaze, montre que les graisses sont en quantité insignifiantes : on ne retrouve pas les noyaux des fibres musculaires.

Examen radiologique du tube digestif par M. Lagarenne, le 1° février 1922 1

Estomac en forme de J, descendant à un travers de doigt au-dessous des crêtes iliaques. Au début de l’ingestion cet estomac paraît être du type hypotonique ; il remonte peu par la manœuvre de Chilaïditi. 5 minutes après l’ingestion les contractions apparaissent et se poursuivent normalement. On ne note aucune irrégularité sur la grande ni sur la petite courbure ; le pylore est net et indolore à la palpation. Au bout d’une heure, c’est à peine si la moitié de la

baryte est passée dans l'intestin grêle ; le bulbe duodénal appa-

raît dilaté, du volume d’un gros marron. En vue oblique il se termine en pointe au niveau de l’angle supérieur du duodénum. Cette zone est douloureuse au palper. L’angle supérieur est fixe par rapport à l'ombre hépatique ; ce n’est que par moments que l’on voit passer la baryte sous l’aspect d’un bol filiforme. Deux heures et demie après l’ingestion, il subsiste un quart du repas dans l’estomac. { h. + après, il reste encore des traces de baryte dans l’organe. Conclusion : adhérence entre le lit de la vésicule et l’angle supérieur du duodénum.

Cholestérinémie : 2 grammes.

Urines : sels biliaires : Tu = 931 — urobiline : + — albumi ne : Oo.

et

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