III. ÉTAT MENTAL PENDANT LA DEUXIÈME PÉRIODE
La perte de connaissance n’est pas la règle durant cette période, comme il arrive pour la période épileptoïde. Il est d’ailleurs fort difficile de s’en rendre un compte exact. Mais à la façon dont la malade s’agite, lutte, et cherche à déchirer ou à mordre, il semble qu’elle n’ait pas complètement perdu la notion du monde extérieur.
L’hallucination préside quelquefois aux grands mouvements. Nous en avons eu maintes fois la preuve chez Gl..., lorsque, l’arrêtant par la compression ovarienne au milieu de ses grandes salutations et lui demandant ce qu’elle fait, elle nous répond invariablement qu’elle court et se sauve, évitant la poursuite d’un personnage qui joue un grand l’ôle dans les hallucinations de la troisième période.
Wit..., réveillée par la pression ovarienne au milieu de l’arc de cercle, laisse échapper ces mots : «: Oh! vous faites bien! » Elle paraît délivrée d’un cauchemar. Si nous insistons pour connaître la nature de son rêve, elle hésite beaucoup à répondre. Une première fois elle dit qu’elle se trouvait sur une haute montagne et qu’elle tombait dans un précipice, une seconde fois elle avoue avec beaucoup de'réticences qu’elle était en butte aux persécutions d’un « vilain homme ». Quoi qu’il en soit de la véracité de ces assertions, il ne nous paraît pas douteux que pendant cette attitude de l’arc de cercle mise par nous au nombre des contorsions de la deuxième période, la perte de connaissance n’est pas aussi absolue que pendant la période épileptoïde, et qu’il existe parfois une hallucination pénible. Malgré la présence de cette hallucination, les contorsions de la seconde période se séparent nettement des attitudes de la troisième, en ce que dans ces dernières la pose de la malade est
constamment en rapport avec l’hallucination qui existe toujours ; tandis que dans la contorsion il n’y a aucun lien nécessaire entre l’attitude de la malade et la nature de l’hallucination, quand elle existe. De telle sorte que si le nom à’attitudes passionnelles convient parfaitement à la troisième période, la dénomination d’attitudes illogiques n’est pas moins justifiée pour ce qui a lieu dans la deuxième période.
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