ÉTAT DE MAL HYSTÉRO-ÉPILEPTIQUE
La. régularité que nous avons signalée dans le mode de succession des diverses périodes d’une attaque, peut se retrouver dans le mode de succession des attaques qui composent une série.
Un exemple bien curieux nous en est donné depuis quelque temps par Wit...
Les attaques composant la série ne se ressemblent pas. La série compte quatre attaques qui se succèdent ainsi qu’il suit :
N“ 1. — 1''° Période. — Tétanisme prolongé; membres dans l’extension; — mouvements cloniques;— secousses; — stertor;
— écume.
2“ Période. — Grands mouvements; — la tète frappe l’oreiller. 3° Période. — Attitudes passionnelles ; — elle voit le lion rouge ;
— crainte, terreur et menace, elle lève le poing.
N° IL — 1™ Période. — Semblable à la précédente.
2“ Période. — Grands mouvements; — la tête frappe l’oreiller;
— puis arc de cercle parfait; les bras sont dans l’extension; les yeux ne sont pas convulsés; respiration normale; se prolonge de deux à trois minutes.
La péi’iode des attitudes passionnelles fait défaut.
N" III. — U” Période. — Ne varie pas.
2° Période. — Grands mouvements; — pas de contorsion.
3° Période. — Attitudes passionnelles ; elle voit Alphonse ; scène lubrique; réveillée, elle se plaint amèrement.
N°IV. — U® Période. — Toujours la même.»
2“ Période. — Grands mouvements; — puis contorsion qui ne ressemble pas complètement à la contorsion du n“ H; arc de cercle incomplet ; elle est couchée sur le côté droit, les bras fléchis, les coudes portés en avant et les mains sur la poitrine ; — durée, deux à trois minutes.
La. troisième période manque, comme dans l’attaque n° II.
Après cette première série commence immédiatement une seconde série, exactement semblable à la première, et ainsi de suite. En résumé, l’attaque entière est composée d’une série de séries.
Cet ordre est tellement invariable que si par la pression ovarienne on supprime l’attaque n“ I à son début, c’est l’attaqué n° II
qui commence. Si l’on veut me permettre une comparaison un peu banale, mais qui me parait devoir bien faire comprendre ce qui se passe ici, notre malade ressemble à ces boîtes à musique qui possèdent plusieurs airs différents, mais disposés dans un ordre invariable. Arrêtons-nous successivement une,deux, trois attaques, il semble que nous ayons sauté un, deux, trois crans de la boîte à musique, et si nous laissons ensuite l’attaque suivre son cours, c’est le motif suivant, le n° IV, qui s’exécute. De telle sorte que chez cette malade nous pouvons à volonté laisser se dérouler l’une ou l’autre de ses attaques.