‹ Étude descriptive de la grande attaque hystériqueChapitre 33 sur 70 · I". — ÉTAT DE MAL ÉPILEPTOÏDE · texte numérisé non relu

I". — ÉTAT DE MAL ÉPILEPTOÏDE

II n’est pas rare de voir l’attaque hystéro-épileptique se borner à sa première période. La période épileptoïde évolue comme nous l’avons dit : phase tonique, phase clonique, puis résolution et sommeil stertoreux; mais les grands mouvements ne suivent pas, et au milieu du sommeil survient la phase tonique qui est le début d’un nouvel accès. On se trouve alors en présence d’un état de mal parfaitement semblable à l’état de mal épileptique. Les accès se suivent au nombre de quinze à vingt, même davantage; la malade est dans un coma qui se prolonge, et la gravité apparente des accidents pourrait en imposer au médecin, si la compression de l’ovaire et les autres moyens que nous avons indiqués, ne faisaient tout cesser à l’instant et ne révélaient leur nature hystérique.

Cependant, même sans avoir recours à ce moyen ou aux interversions électriques qui produisent le même effet, un observateur expérimenté pourra le plus souvent, à quelques signes qui pour tout autre se perdent dans le tumulte des convulsions, arriver à um diagnostic également certain.

Dans la phase tonique, le gonflement du cou, la diversité des attitudes, la prolongation du tétanisme; dans la phase clonique, les mouvements bruyants de déglutition, les ondulations du ventre avec borborygmes sonores; dans la phase de résolution, la persistance du frémissement des paupières, ou de la contracture générale ou partielle, sont autant de signes en faveur de l’hystérie.

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