‹ Étude descriptive de la grande attaque hystériqueChapitre 56 sur 70 · Bodin, Démonomanie, liv. II, cli. v · texte numérisé non relu

Bodin, Démonomanie, liv. II, cli. v

i. Dom Calmel,(i« l'apparition des esprits, ch. xix.

5. Nous empruntons ces citations aux Etudes cliniques sur les maladies des femmes, par E. Mathieu 1847, p. 197.

apparente. Ces faits ont de tout temps fixé au plus haut point l’attention des observateurs. L’erreur d’un homme qui a laissé un grand nom en médecine, André Vésale, était bien faite pour rendre cette question tristement célèbre.

Au point de vue spécial qui nous occupe, nous n’avons que peu de choses à citer sur la matière. Briquet dans les huit cas de véritable léthargie qu’il lui a été donné d’observer, signale un début au moins épileptoïde.

« Le début de la léthargie, dit-il, avait toujours été précédé de convulsions ou de contraction tonique des muscles dont la durée avait été variable. — Chez plusieurs, ces convulsions s’étaient bornées à du trismus et à un peu de raideur des membres. — Chez d’autres il y avait eu une attaque convulsive complète, et chez une d’entre elles cette attaque avait duré cinq heures. »

La durée de la léthargie a été chez ces malades de deux à huit jours.

Il résulterait de ceci que l’attaque de véritable léthargie, comme l’attaque de sommeil, est habituellement précédée de phénomènes convulsifs, tantôt réduits à quelques signes épileptoïdes, tantôt plus étendus. Ce serait donc à la suite de la première période ou après la seconde que l’attaque de léthargie surviendrait.

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