‹ Étude descriptive de la grande attaque hystériqueChapitre 62 sur 70 · I. Études sur le somnambulisme, par E. Mesnet, 1860, p. M · texte numérisé non relu

I. Études sur le somnambulisme, par E. Mesnet, 1860, p. M

ATTAQUE DE SOMNAMBULISME

somnambulisme, c’est la préoccupation de l’éloignement de ses enfants, le désir de les revoir, l’affection qu’elle a pour eux, qui dirige tous ses actes. La maladie reproduit l’état mental de la malade dans l’intervalle de ses crises, comme nous avons vu, dans la description que nous avons faite, les attitudes passionnelles emprunter leur sujet aux scènes de la vie réelle. Quitter la maison et revoir ses enfants sont l’objet de tous ses vœux, de tous ses désirs ; « Mes enfants m’attendent, nous disait-elle souvent, ils me demandent, ils ont besoin de moi. »

Malgré les analogies que nous faisons ressortir entre l’attitude passionnelle et le somnambulisme de la malade de M. Mesnet, les deux états n’en conservaient pas moins leurs attributs différents. Si dans l’attitude passionnelle il y avait ballucination, dans le somnambulisme la vision n’existait plus, et la malade, livrée à ellemême, suivait le cours de son idée fixe. Dans le somnambulisme existait la persistance des facultés et des sens ,mais dans un cercle restreint, toujours en rapport avec l’idée dominante et exclusivement limité à son étendue’. Enfin, si la malade après la crise se souvenait d’avoir vu ses enfants et de les avoir entendus l’appeler, elle ne conservait aucun souvenir des actes auxquels elle se livrait pendant les accès de somnambulisme.

11 nous semble donc résulter des quelques recherches auxquelles nous nous sommes livrés, que le somnambulisme hystérique présente des affinités manifestes avec la troisième période de l’attaque convulsive et qu’il se montre de préférence mêlé aux attitudes de la troisième période ou les remplaçant dans le cours d’une attaque.

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