‹ Etude Détaillée de la Composition de la Repasse et de l'Eau-de-Vie de Pomme et de Quetsch au Cours de la DistillationChapitre 13 sur 61 · MATERIEL NECESSAIRE AUX PRELEVEMENTS · texte numérisé non relu

MATERIEL NECESSAIRE AUX PRELEVEMENTS

Les échantillons d’eaux-de-vie, qui ont servi aux dosages de cette étude, ayant dû être prélevés sur le lieu même de la distillation, nous avons dû faire un choix dans le matériel de laboratoire, dont nous pouvions disposer, afin de n’emporter que le strict nécessaire, permettant d’opérer les prélèvements d'échantillons de distallat dans les meilleures conditions.

Toute la verrerie utilisée avait été soigneusement lavée au mélange sulfochromique, rincée abondamment et séchée avant le départ.

Cette verrerie comprenait en premier lieu les tubes à essais destinés à recueillir les prélèvements. Tous les tubes ont été munis de bouchons s’adaptant exactement à leur embouchure. Nous avons collé sur chaque tube et sur chaque bouchon une étiquette portant un numéro identique. Ceci permettait, par la suite, non seulement de retrouver en cas d’hésitation, le bouchon correspondant au tube considéré, mais encore de trouver sans perte de temps, le tube cherché parmi tous les tubes du portoir; ce qui s’avère particulièrement appréciable, quand on est debout et que les portoirs sont placés en contre-bas: le plus souvent à même le sol.

Les opérations de remplissage doivent se faire, en effet, avec la plus grande rapidité, étant donné le débit rapide de la distillation sur lequel on ne peut agir, si l’on ne veut pas modifier le cours normal de la distillation telle qu’elle se passe habituellement.

Nous avons emporté, également un nombre de portoirs suffisant pour contenir tous les tubes prévus, étant donné qu’il est absolument impossible de trouver le temps en cours

MNOATE

d'opération le temps matériel de vider les portoirs de tubes pleins pour les remplacer par des tubes vides. Sitôt arrivés sur le lieu de la distillation, nous avons donc disposé les tubes dans les portoirs, suivant leur numéro d'ordre, avec, à proximité, une feuille de papier portant, inscrits à l'avance, les numéros des tubes dans leur ordre de succession, de sorte qu’il n’y ait qu’à noter, en regard, le nombre de centimètrecubes de distillat écoulé, correspondant à l'échantillon prélevé.

Pour éviter d’être pris au dépourvu par l’abondance du distillat, nous avons emporté chaque fois, une centaine de tubes ainsi préparés. Nous avons ainsi, disposé, chaque fois de plus de tubes qu’il ne nous en a fallu réellement.

D'autre part, il faut pouvoir mesurer avec précision, le nombre de centimètre-cubes de distillat écoulés entre chaque prélèvement. Aussi nous avons emporté un double jeu d’éprouvettes graduées: c’est-à-dire:

2 éprouvettes graduées de 125 cm* 2 > » 250 cm*° ) » > 500 cm*

Les premiers prélèvements étaient pris avec le premier jeu: quand l’un était plein nous le remplacions par son jumeau vide, et pendant que celui-ci se remplissait, nous prélevions sur le contenu de l’autre de quoi remplir un tube à essais. Au fur et à mesure que le débit du distillat, en s’accélérant, nous contraignait à espacer les prélèvements, nous passions à des éprouvettes de plus en plus grandes, afin d’augmenter, ou plutôt de maintenir à une valeur acceptable, ie temps nous permettant de faire les opérations de prélèvements. Nous verrons d’ailleurs plus loin comment nous sommes parvenus à prolonger les petits prélèvements.

À la rigueur, on peut se passer des éprouvettes de 250 cm, mais au début de la distillation, surtout dans le cas de la distillation de la repasse, il est intéressant d’avoir à sa disposition des récipients supplémentaires. Ces deux éprouvettes ne seront donc pas de trop, et nous nous sommes bien trouvés d’avoir emporté quelques béchers de 250 cm* supplémentaires.

Nous avons emporté également quelques tubes à essais non marqués, destinés à remplacer ceux qui avaient pu se casser avant d’être remplis.

Une pipette nous a rendu grand service, une fois pour transvaser dans un tube intact le contenu d’un tube plein de prélèvement dont la paroi s’est fendue en le bouchant.

N'ayant pas pu disposer de paraffine fondue lors de nos opérations, nous avons été heureux de pouvoir utiliser comme joint hermétique, le rouleau de sparadrap que nous avions

eu soin d’emporter. Cette pratique a eu l’avantage sur la paraffine de ne pas souiller les bouchons et les cols des tubes, tout en assurant une étanchéité aussi parfaite, tout au moins suffisante pour le voyage de retour.

Pour assurer le transport des tubes debout, nous disposions d’un petit panier en toile métallique, muni de compartiments intérieurs, pouvant recevoir des paquets de dix tubes serrés par un élastique.

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