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E. — Interprétation des courbes de la «Figure 6».
1° Courbe C1 d'oblention de la Repasse de Pomme 1949.
Comme on peut le voir sur le Tableau VI, les résultats trouvés ne nous ont pas permis de tracer une courbe pour cette distillation.
2° Courbe C2 d'obtention de l'eau-de-vie de Pomme 1949.
Cette courbe est d’allure très régulière et si elle débute par un clocher, on peut admettre qu'après les 50 premiers cm° la distillation se poursuit de façon très régulière, selon une teneur constamment décroissante du distillat en aldéhydes.
3° Courbe CS d'obtention de l'eau-de-vie de Quetsch 1950.
Ici nous trouvons une courbe très dentelée. La teneur initiale tombe tout de suite, puis remonte pour redescendre presque aussitôt. Tout ceci se passe en un litre de distillat.
Cette irrégularité dans la distillation des aldéhydes nous fait penser qu’il doit se produire à ce moment des réactions secondaires, qui masquent la fonction aldéhyde au réactif.
La réaction ne doit pas être stable et cela expliquerait les nombreux clochers que l’on observe à cet endroit.
Etant donné l’activité bien connue de la fonction aldéhyde, on peut admettre que sous l’influence de la chaleur fournie pour la distillation, sous l'influence aussi des très nombreux corps chimiques différents qui se trouvent dans le mélange scoumis à la distillation, et dont les proportions varient à tout moment, on peut admettre, disions-nous, qu’à un moment donné ces aldéhydes se condensent pour former probablement des aldols selon la réaction-type:
CHCHO + HCH? — CHO — CHSCH(OH) — CH? — CHO
On comprend, dès lors, que la proportion apparente d’aldéhyvdes tombe brusquement à une valeur moitié de sa valeur initiale. Si, par contre, cette réaction se fait en sens inverse, on retrouve immédiatement une quantité double d’aldéhvde. Ce sont bien les écarts observés au début de la distillation.
Par la suite, la courbe est plus régulière. Elle adopte alors l’allure d’une courbe en cloche, passant par un maximum de 0,40 g. % vers le 8° litre, pour redescendre et tomber à 0 après le 13° litre.
4° Courbe C# dobtention de la Repasse de Pomme 1951.
Nous retrouvons une courbe ER Ep une chute brutale du taux d’aldéhydes. Partie de 1 g. %, au bout de 2 litres, la teneur du distillat en aldéhydes est nul. À part une brève apparition au 4° litre, les aldéhydes semblent être absentes des 13 litres de distillat qui s’écoulent encore.