IX. — Comme fondateur de son Eglise
57. — Jésus, Pontife suprême et souverain Seigneur des âmes, devait assurer aux hommes de tous les temps les divines efficacités de son Sacerdoce. Il institue donc, pour lui survivre, un Pontificat qui sera la continuation du sien,
JÉSUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MÊME
pour gouverner l’Eglise qu’il a fondée, et il en confie la garde au chef des Apôtres, avec l’assurance de la stabilité et de l’infaillibilité.
ce Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de Tenfer ne prévaudront pas contre elle. »
Mat., xvi, 18.
58. — Jésus, en tant que principe et grâce du Sacerdoce nouveau qu’il établit dans son Eglise, continue à assister son Vicaire dans la conservation de la foi et dans la direction universelle de la société chrétienne ; il en fait le gardien du royaume des cieux.
ce Je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans le ciel. ))
Mat., xvi, 19.
59. — Le fondateur de l’Eglise en reste le chef invisible ; mais ayant communiqué à Pierre et à ses successeurs son propre Sacerdoce, il leur confie tous les membres de son Eglise : les fidèles et les pasteurs eux-mêmes qui font partie de son troupeau.
C( Pais mes agneaux. Pais mes brebis. » Jean, xxi, i5, 17.
Go. — De même que Jésus est la source vivifiante du Sacerdoce de tous ses Prêtres dans son Eglise, il est le premier des pasteurs, le Pasteur exemplaire qui se dévoue pour ses brebis au point de leur sacrifier sa propre vie.
« Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. »
Jean, x, il.
6t. Son Eglise étant universelle et toutes les âmes rachetées par son Sang étant appelées à y entrer, Jésus doit nécessairement multiplier par le monde les effets rédempteurs de son Sacerdoce ; c’est pourquoi il distingue dans son troupeau des privilégiés qu’il honore de son caractère sacerdotal.
ce Je connais ceux que j ai choisis.
Jean, xiii, 18.
62. — Afin que personne ne s’arroge de soimême une dignité aussi grande (Hébr., v, 4), Jésus affirme que seul, en tant que Prêtre unique, il choisit ceux qu’il appelle à partager l’honneur de son Sacerdoce.
ce Ce n’est pas vous qui m’avez choisi , mais c’est moi qui vous ai choisis. »
Jean, xv, 16.
63, — Ses choix sont absolus connue ses volon-
JESUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MÊME
tés sont impérieuses ; quand il appelle ses Apôtres, il leur intime un ordre.
e Suis-moi. »
Mat., ix, 9. Jean, i, 43.
64. — Cet appel est sacré et ne souffre pas de retard; tout doit céder le pas à une semblable vocation, qui fait du Prêtre un autre Christ.
« Suis-moi et laisse les morts ensevelir leurs morts. »
Mat., viii, 22.
65. — Jésus est venu exercer son ministère sacerdotal en faveur des hommes ; à cause de cela, il prendra ses représentants dans la foule, mais il les élèvera et les consacrera les princes de son peuple.
((Je vous ai choisis du milieu du monde. »
Jean, xv, 19.
66. — Jésus possède un Sacerdoce de miséricorde et de salut, il fonde son Eglise et y crée des Prêtres afin de purifier, de sanctifier et de sauver les âmes : ministère sublime qui fait revivre à travers les siècles l’œuvre rédemptrice de Jésus le divin et éternel Pontife.
« Venez à ma suite et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. »
Mat., iv, 19.
67. Ceux qui assument dans la sainte Eglise la charge redoutable de conserver à Jésus, Prêtre et Victime, le patrimoine sacré qu’il a acquis au prix de son Sang, n’ont pas à craindre d’être jamais privés des secours divins dont ils ont besoin ; Jésus est au milieu d’eux, par son esprit, par sa grâce et par sa présence sacramentelle, et jusqu’à la fin il les protégera et assurera les fruits de leur ministère ; la promesse qu’il leur en fait est le triomphe assuré de son Eglise.
(( FUIez donc , enseignez toutes les nations , leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu à la consommation des siècles. »
Mat., xxviii, 19, 20.