X. — Comme instituteur des Sacrements
68. — Le divin Pontife seul pouvait instituer des sacrements qui devinssent des sources de grâces pour les hommes, et consacrer des Ministres qui en soient officiellement les dispensateurs ; c’est ce qu’il fait d’abord relativement au sacrement de l’Ordre, en conférant à ses Apôtres le pouvoir de renouveler à l’autel le Sacrifice du Calvaire.
JÉSUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MÊME
ce Faites ceci en mémoire de moi. »
Luc, xxh, 19.
69. — Pour arracher les âmes au pouvoir de Satan, il faut avant tout les purifier dans les eaux du baptême ; c’est le premier devoir de ceux que Jésus vient de consacrer ses Prêtres.
<( Riiez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Mat., xxviii, 19.
70. — Le nombre des pécheurs est innombrable et le juste lui-même pèche sept fois par jour, c’est-à-dire souvent (Prov., xxiv, 16). La miséricorde de notre Souverain Prêtre a institué un sacrement de purification et de pardon ; il suffit d’avoir le repentir de ses fautes et de les confesser humblement et sincèrement pour en être purifié, la sentence que porte le Prêtre étant sûrement ratifiée dans le ciel.
Cf Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »
Jean, xx, 23.
71. — Toute l’économie du plan divin, dans la mission sacerdotale de Jésus sur cette terre, trouve son couronnement dans l’immolation
JÉSUS ET SON OFFICE DE SOUVERAIN PRÊTRE 2ÿi
de la divine Victime, dont le Sacrifice eucharistique succède au Sacrifice sanglant. L’Eucharistie, vers laquelle convergent tous les autres Sacrements, restera le soleil de l’Eglise, la force et la consolation des âmes.
« Ceci est mon corps. Ceci est mon sang. »
Mat., xxvï, 26, 28.