ARLON
l'amortissement du but en vue duquel il a été créé, c’est-à-dire la sécurité des placements. Que peut faire l'actionnaire amorti de cette somme qu'il est exposé à se voir réclamer à tout instant ? D'autre part, le rapport serait très difficile dans la pratique. Beaucoup d’actions sont au porteur. Il est à présumer qu’un grand nombre de leurs détenteurs se garderaient bien de se faire connaître.
Faudrait-il alors décider que toutes les actions de jouissance seront nominatives ? Outre qu’aucune obligation de ce genre n'existe pour le moment dans nos lois, un tel expédient pourrait léser les actionnaires dans leurs intérêts, et serait loin d’avoir toute l'efficacité qu’on pourrait en attendre : Un certain nombre de porteurs de ces titres pourraient être insolvables, et l’exécution en bourse ne donnerait que des résultats dérisoires, puisque, par hypothèse, la société dont nous nous occupons a fait de mauvaises affaires. Elle est en liquidation, et les actionnaires n’ont aucune chance d’être remboursés intégralement.
4 Comment expliquer que dans un certain nombre de sociétés, la somme destinée à l’amortissement d'une action ne soit pas égale à celle qui a été versée par l'actionnaire ? Si elle est supérieure, on peut, à la rigueur admettre qu’au remboursement de l’action a été joint un divi-
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