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capital social entamé; le plus simple est de réduire le capital nominal, c’est-à-dire de n’annoncer aux tiers qu’un gage existant réellement.
Si, au contraire, le revenu annuel semble dépasser de beaucoup ce qu’on pouvait attendre d’un capital plutôt modeste, c’est tout profit. Les actionnaires touchent d'importants dividendes. Rien n’oblige donc la société à modifier son capital. Pourtant, son intérêt bien entendu peut le lui conseiller. L'affaire est en pleine prospérité. C’est le moment d’aggrandir. Si l’on admet de nouveaux actionnaires, les dividendes distribués seront peut-être passagèrement diminués ; mais, l’augmentation du capital social donnera, en revanche, un élan nouveau à l’entreprise, et la prospérité ira en croissant. D'ailleurs, les actionnaires anciens peuvent se réserver des privilèges sur les nouveaux venus, par exemple, le droit de prélever l'intérêt de leur mise avant toute autre distribution. |
Parfois, à l'inverse, l'augmentation du capital est nécessitée par un amoindrissement de l’actif. L’admission de nouveaux actionnaires est désirable pour régénérer un fonds de roulement épuisé.
Nous voyons donc que, selon les circontances, la société peut se trouver gènée par un capital social trop considérable, ou retenue dans son essor, si ce capital est trop minime.
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