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obtenir la résine active, est celui de M. Paresi, modifié. M. Vée traite par l'alcool à froid, un mélange de fleurs de Cousso pulvérisées et de chaux hydratée. A l’aide de l'acide chlorhydrique, il précipite ensuite la résine sous forme de flocons d’un blanc grisätre, pouvant être obtenus parfaitement blancs par plusieurs traitements au noir animal lavé. M. Vée croit que le Cousso agit par sa résine.
Nous avons fait plusieurs recherches dans le but de trouver le principe auquel le Cousso doit son action. Ce travail, bien incomplet, perd encore de son intérêt par suite de l'impossibilité où nous avons été d’expérimenter physiologiquement les diverses préparations que nous avons faites.
Nos recherches entravées par des difficultés matérielles qu’il n’a pas été en notre pouvoir de surmonter, nous ont cependant permis de constater ce fait, que le Cousso est une plante essentiellement résineuse, et que cette résine ne doit pas être indifférente dans les effets produits par ce médicament.
Peut-être même faut-il rapporter à cette résine une grande partie de l’action tænicide du Cousso. Un fait, qui nous a été confirmé, peut venir à l’appui de ce que nous avançons. Une personne ayant le tænia, prit une forte infusion de Cousso ; l'effet purgatif ne tarda pas à se faire sentir, mais pas de trace de tænia dans les selles. Le médicament n’ayant produit aucun résultat, le malade avala, délayé dans de l’eau, le Cousso qui avait déjà servi à l’infusion. Au bout de quelque temps, il éprouva des coliques assez violentes qui furent enlevées par l’administration d’une dose d’huile de ricin. Dans les selles on retrouva des fragments de tænia. Il est permis de conclure de ce qui précède, que le principe tænicide du Cousso, insoluble dans l’eau, est associé dans la plante à un principe purgatif soluble dans ce liquide. Ceci permettrait d'expliquer comment il se fait que l’on n’ait pu obtenir avec différentes préparations de Cousso, les effets que l’on obtient en faisant simplement absorber la poudre délayée dans de l’eau.
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Si nous considérons que la résine, insoluble dans l’eau, est en assez grande quantité dans la plante, nous ne serons pas éloigné de lui attribuer la propriété tænicide de cette rosacée. Nous ne faisons ici qu'une hypothèse basée sur des analogies ; nous nous réservons de continuer et d’étendre nos recherches lorsque les circonstances nous le permettront.
Voici, du reste, les résultats de notre étude :
4° Traitement par l’éther; teinture d’un beau vert, donnant par évaporation, un extrait conservant l'odeur de la plante. L’extrait repris par l’eau se sépare en deux substances de naiure résineuse, mais dont l’une entraînant toute la chlorophylle est cassante, insipide, tandis que l’autre est jaunâtre, très-amère.
2 Traitement par l’alcool. Nous avons suivi le procédé de M. Pavesi. Après distillation des liqueurs alcooliques, le résidu a été repris par l’eau froide qui en a séparé une abondante quantité de résine entraînant tout la chlorophylle. Le liquide décanté, et traité par l’acide acétique, a laissé précipiter une substance floconneuse, d’un jaune sale, de nature résineuse; analogue à celle que nous avions obtenue dans le traitement par l’éther.
3° Traitement par l’eau distillée à froid; solution d’un jaune pâle, donnant un extrait très-abondant d’une odeur rappelant tout à fait celle de la plante.
Cet extrait incinéré laisse un résidu alcalin de carbonate de chaux. La solution de l'extrait aqueux précipite abondamment par l’acétate neutre de plomb; le précipité est jaune sale. Avec les sels de fer, elle prend une coloration bleue foncée caractéristique.
Le Cousso, épuisé par l’eau, a été traité à plusieurs reprises par l'alcool à 60°,
Les liqueurs ont été distillées pour en séparer l'alcool; il est resté dans le bain-marie une solution aqueuse qui, par le refroidissement a abandonné une certaine quantité de résine; le liquide surnageant a été évaporé au bain-marie en consistance d'extrait. Celui-ci se redissout aisément dans l'alcool bouillant.
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La solution alcoolique filtrée, et mise à refroidir, n’a pas fourni la moindre trace de cristaux. En reprenant par l’eau l'extrait alcoolique, on en sépare toute la résine.
La résine que l’on retire du Cousso est soluble dans l'alcool, l’éther, l'acide acétique. Elle est jaunâtre, très-amère.
Le Cousso a fourni, par sa distillation, une eau très-aromatique et une très-petile quantité d’une huile volatile concrète, d’une odeur forte, non désagréable, rappelant un peu l’odeur du tilleul.
En résumé, nous avons constaté dans le Cousso :
Une résine amère, jaunâtre.
Du tannin précipitant en bleu les sels de fer. (Ce corps existe en très-petite quantité.) |
Une huile volatile.
Ces résultats qui ont certainement besoin d’être étudiés à nouveau, nous font regarder la résine comme la partie active du Cousso. L’extrait alcoolique renferme ce principe en presque totalité, et ce serait, selon nous, la seule préparation qui pourrait remplacer avec quelque avantage la poudre de fleurs délayée dans de l’eau comme on la fait prendre aux malades.
Il est aisé de voir, d’après ce qui précède, que l’analyse chimique n’a pas encore pu retirer du Cousso un principe actif défini. Ce médicament a une action complexe due à la réunion de plusieurs principes en tête desquels nous plaçons une résine et du tannin. Nous savons en effet que le tannin est considéré, à juste raison, comme un excellent anthelminthique. Chansarel le prescrit à la dose de 30 à 50 centigrammes en sirop, en potion ou en lavement, et il a toujours été satisfait des résultats. Ajoutons qu’à l’action tænicide du Cousso vient se joindre une action purgative et que c’est là une propriété précieuse, car elle modifie l’action irritante du principe toxique.
En Europe, on administre le Cousso à la dose de 15 à 20 grammes. D’après M. Schimper , il faut retrancher avec soin les débris de feuilles et de tiges, parce qu’ils excitent les vomissements. La prépa-