‹ Étude Du Ganglion Lymphatique Dans Les Infections AiguéesChapitre 22 sur 65 · TE · texte numérisé non relu

TE

tères reste plus nettement limitée qu'à l’état normal. Quelque-

fois la sclérose se généralise en suivant les artères ; les cordons folliculaires sont dissociés et, dans les cas avancés, les cellules

lymphatiques forment de peits groupes entourés par de larges

travées fibreuses. Puis la sclérose se prolonge sur les capillaires :

et, par places, le tissu réticulé ne subsiste plus que sous forme

d'ilots. Généralement, la sclérose se limite à la formation

de larges bandelettes sillonnant le ganglion; les cellules 1ymphatiques et le réticulum restent longtemps intacts. Cette sclérose se produit surtout dans les processus trainant(s.

- Mes recherches histologiques ont porté sur des ganglions ty-

phiques provenant de plusieurs cas différents; mais je prendrai pour exemple les ganglions d’un homme jeune, mort au troisième septenaire d’une fièvre typhoïde par hémorragie intestinale suivie de perforalion et de péritonite. , * Les ganglions n° 1, les plus voisins des plaques de Peyer ulcérées, ont le volume d’un gros pois, une consistance assez ferme, une couleur rosée, chair de veau, avec des parties plus blanches.

Les autres ganglions du mésentère sont à des stades très différents. Un grand nombre sont ramollis, et, à la section, s'écoule du pus jaunâtre, parfois grumeleux ; d’autres (ganglions

n° 2) sont entourés d’un tissu un peu infiltré et écchymotique :

leur section est pâle, humide, gris jaunâtre, striée de quelques

vaisseaux sanguins; les derniers sont jaune verdâtre, d'aspect

lardacé, légèrement striés de rouge. |

Les ganglions du pli de laine ont un volume qui varie de celui d’un petit pois à un haricot ; ils sont rosés à l'extérieur ; leur surface de section est rosée, humide, transparente: le hile est nacré, infiltré de graisse Jjaunâtre, et disposé en éventail. -

L'étude de ces 3 ganglions permet de saisir à ses différents : stades la lésion des ganglions typhiques et mème l'altération

produite par les toxines.

Ganglon n° 1. — Les lésions ne se présentent pas au même degré dans les divers points d’un même ganglion. Dans certaines parties, on peut encore distinguer les follicules qui sont

= 0 te

le siège d'altérations que nous retrouverons au complet dans le

| ganglion n° 2: les lymphocytes peu tassés ont un noyau cré-

: nelé, hérissé de petites boules chromatiques, prenant souvent mal les matières colorantes ; entre ces cellules on voit des grains chromatiques libres. Ces lésions, qui ont leur maximum au centre du follicule, y dessinent une sorte de nodule nécrotique. Les sinus et les systèmes caverneux sont complètement gorgés de cellules nécrosées, mal colorées, polygonales.

Sur d'autres points, il semble d’abord que la nécrose complète ne permette de rien distinguer; cependant on arrive à voir quelques vestiges des follicules. Tout le reste du ganglion est transformé en une masse granuleuse, lassée, serrée, dessinant probablement le système caverneux, dans laquelle, à un fort grossissement, on ne distingue que des trabécules d'apparence aise, de vagues contours cellulaires et des grains chromatiques, de forme arrondie ou allongée. De place en place, sont des zones plus claires où l’on retrouve quelques cellules qui semblent correspondre aux follicules ou aux cordons; là encore - existele même réticulum fibrinoïde, mais moins épais. Les vaisseaux sanguins sont oblitérés par de la fibrine.

Le ganglion n° 2 (voir pl. I) est entouré d’une certaine quantité de tissu cellulograisseux. La capsule est épaissie, seléreuse et présente en certains points des amas de cellules rondes. Les follieules ont perdu leur centre germinatif ; de plus, chez la plupart d’entre eux, cette région plus friable à été enlevée par le rasoir. Ils sont composés presque uniquement de lymphocytes, la plupart altérés : les noyaux sont irréguliers ; quelques-uns fixent très fortement la matière colorante ; sont hérissés de petites gra- . nulations chromatiques sessiles ou reliées par un filament, qui leur donnent un aspect crénélé. Un certain nombre de ces granulations sont libres et disséminées dans le follicule. Elles ne sont jamais réunies en amas ni contenues dans l’intérieur des phagocytes.

Un des follieules possède un foyer de nécrose ; le protoplasma des cellules se colore mal, à un aspect vitreux ; le noyau ne se

colore plus.

PS HAT ci

La nappe réticulée et les cordons sont composés des mêmes lymphocytes altérés et des mêmes granulations chromatiques. La nappe réticulée contient beaucoup de mastzellen ; on y voit un foyer de nécrose. Marre

Les voies lymphatiques, très dilatées, sont remplies par une véritable coulée de grandes cellules pâles, à protoplasma vitreux, à limites indécises ; leur forme est polygonale ou triangulaire ; quelques-unes semblent se souder : leur noyau est mal coloré et plus ou moins vésiculeux; entre ces cellules on aperçoit les : cellules fixes du réticulum qui sont assez bien colorée. II n'ya pas de leucocytes polynucléaires. En somme les voies lymphatiques sont complètement obstruées et la circulation paraît arrêtée.

Les vaisseaux sanguins sont congestionnés, leur endothélium très tuméfié.

Les vaisseaux lymphatiques qui arrivent au ganglion sont bourrées de cellules endothéliales desquamées, analogues à celles du sinus, mais moins altérées.

Le ganglion inquinal est le moins altéré. :

Les follicules sont composés de cellules assez tassées ; ce sont des lymphocytes mèlés d'une assez forte proportion de leuco- Cytes mononucléaires et de nombreuses granulations chromatiques. Les centres germinatifs ont disparu. Quelques follicules présentent en leur centre un foyer de nécrose: les cellules ont un noyau irrégulier, bourgeonnant, souvent en voie de division directe ; entre les cellules on voit des débris nucléaires.

Le follicule possède une assez grande quantité de mastzellen arrondies, à granulations fines, et à noyau excentrique. ‘

Les cordons présentent le même aspect que les follicules * les mastzellen y sont aussi nombreuses et de forme variable, les unes petites, rondes ou ovales, les autres déformées, bourgeonnantes.

Les sinus sous-capsulaires sont étroits ; on y rencontre des leucocytes mononucléaires très abondants avec quelques figures de karyokinèse, des lymphocytes, des globules rouges qui s’accumulent en certains points, et un assez grand nombre de grandes cellules endothéliales desquamées. Il y a peu de phénomènes de phagocytose.

Les vaisseaux sanguins sont un peu congestionnés; il n’y a pas d'excès de leucocytes dans le sang. L’endothélium des capillaires est tuméfié. :

La capsule est assez épaisse, scléreuse ; elle possède beaucoup de mastzellen à forme rameuse.

Bactériologie. — Un certain nombre d'auteurs ont signalé la

présence du bacille dans les ganglions des typhiques (Eberth,

Gaffky, Mirles, Chantemesse et Widal).

Dans le cas qui a servi de type à ma description, j'ai ensemencé les ganglions n° 4 et n° 3: j'en ai isolé des bacilles qui présentaient les caractères du bactérium coli; mais je n'ai pu obtenir Le bacille d'Eberth, soit qu'il manquât dans ces ganglions, soit qu'il fût masqué par le bactérium coli en excès. Bien que les colonies obtenues par l'ensemencement du ganglion n° À fussent assez nombreuses, je n’ai pas rencontré de bacilles sur les coupes histologiques.

INFECTIONS BRONCHOPULMONAIRES

Étude clinique. — Dans toutes. les infections bronchopulmonaires, les ganglions trachéobronchiques sont atteints par l'inflammation. Si la lésion est localisée, comme dans la pneumonie franche, le ganglion intrapulmonaire, qui est en rapport direct avec le foyer pneumonique, est le premier et le plus fortement atteint ; puis les ganglions du groupe trachéobronchique se tuméfient à leur tour.

Après la guérison de l'infection bronchopulmonaire, les ganglions reprennent peu à peu leur volume primitif; mais quelquefois, surlout chez les enfants, à la suite des bronchites aiguës (simples ou capillaires), de la bronchopneumonie, de la diphtérie, dela pneumonie, de la pleurésie, de la bronchite Eberthienne, plus souvent encore à la suite de la coqueluche et de la rougeole

due Baie

compliquées de bronchopneumonie, les ganglions bronchiques

restent gonflés et indurés: ce sont ces cas de lymphadénite simple que Guénaut de Mussy et Baréty ont eu le mérite de distinguer de l'adénopathie tuberculeuse du médiastin.

La tuméfaction des ganglions bronchiques ne se révèle par aucun signe clinique pendant toute la période aiguë; Carrascopense cependant qu’il est possible dans certains cas d'en faire

le diagnostic chez l'enfant. Mais lorsque l’adénopathie est passée à l’état chronique, elle entraine avec elle un cortège symptoma-

tique que J. Simon a appris à séparer de celui des tumeurs du-

médiastin : la toux coqueluchoïde et la dyspnée par accès sont les deux principaux Symptômes, auxquels viennent s'ajouter souvent la raucité de la voix, la lachyÿcardie, la matité interscapulaire et la respiration soufflante.

Anatomie pathologique. — Tous les auteurs classiques depuis Grisolle ont signalé la tuméfaction intense, la rougeur, la friabilité des ganglions de la racine du poumon dans la pneumonie. L’altération ne se limite même pas aux ganglions bronchiques : Gerhardt a signalé, dans un quart des cas de pneumonie, le gonflement des ganglions périphériques. œ

Cette inflammation, de mème nature et de même durée que la pneumonie, guérit en même temps qu'elle dans la plupart des cas. Elle aboutit rarement à Ja Suppuration (Laënnec). Andral (1) cite quatre cas de Suppuration des ganglions bronchiques, dont l’un coïneidait avec de petits abcès du poumon, et les autres avec une broncho-pneumonie chronique. Dans cet élat, le ganglion représente une sorte de poche purulente. Baréty pense que Île pus, lorsqu'il ne se vide pas à l’extérieur, peut S'épaissir, disparaitre en partie et former des noyaux crétacés analogues à ceux qui sont le reliquat de la tuberculose.

L'inflammation peut passer à l'étar Chronique. Elle amène alors l’hypertrophie des ganglions et leur adhérence par parti-

me RS CO

(1) ANDraL, Clin. Mméd., &. IV, 4e édit., 1840, p. 248.

cipation de la capsule et du tissu conjonetif périadénitique. La

fusion peut être si complète que le paquet ganglionnaire semble

représenter un seul organe: des cloisons incomplètes, une

répartition différente du pigment dans chacun des ganglions, des dépressions linéaires ou étoilées à leur surface indiquent

seules la multiplicité des ganglions qui constituent Je paquet.

Dans quelques cas rares, l’inflammation chronique aboutit à la sclérose et à l'atrophie.

Les altérations histologiques du ganglion pneumonique ont été moins étudiées.

Cornil et Ranvier ont décrit les lésions qui accompagnent la pneumonie et montré que le contenu des vaisseaux lympbhatiques pulmonaires et pleuraux était semblable à celui des alvéoles pulmonaires.

. Is considèrent, comme pour la pneumonie, 3 degrés d'inflammation des vaisseaux lymphatiques : 1° catarrhale, caractérisée par une tuméfaction, une multiplication et une chute de l’endothélium qui se mêle aux cellules lymphatiques et à quelques

filaments de fibrine; 2° fibrineuse, dans laquelle la lumière est

remplie de cellules lymphatiques et de fibrine; 3° purulente, dans laquelle le vaisseau lymphatique est rempli de pus.

Dans tous ces cas, les lymphatiques du poumon contiennent aussi une assez grande quantité de globules rouges, ce qui est

dù à ce que les capillaires sanguins de leur paroi sont situés

immédiatement sous l’endothélium, condition favorable à la diapédèse.

Ménétrier a retrouvé, dans les diverses variétés de pneumonies, les mêmes cellules dans les alvéoles pulmonaires et dans le sinus caverneux des ganglions du hile pulmonaire. Dans l'hépatisation grise non suppurée, le contenu des alvéoles est formé de fibrine, de quelques globules sanguins et de grosses cellules arrondies, granuleuses, fortement réfringentes contenant un ou plusieurs noyaux. Le contenu des lymphatiques du poumon et celui des sinus ganglionnaires est formé de ces mèmes cellules mèlées à de petitsleucocytes. Dans l’hépatisation griseavecramollisement diffus, les alvéoles pulmonaires ainsi que les sinus gan-

RÉ ee

glionnaires sônt remplis de grosses cellules mal colorées, à tendance dégénérative manifeste. Dans l’hépatisation grise avec foyers de suppuration, on voit une accumulation de petites cel-

lules rondes dans l’alvéole pulmonaire et les voies lymphatiques. J'ai eu l’occasion d'examiner un très grand nombre de ganglions bronchiques recueillis à l’autopsie d'adultes ou d'enfants

morts d'infections broncho-pulmonaires causées par des microbes divers.

Voici les lésions constatées dans un cas de pneumonie où la mortsurvint au 6° jour:

Tous les ganglions bronchiques correspondant au poumon.

atteint sont hypertrophiés, leur volume yarie de celui d’un haricot à celui d’une amande ou d’une noisette. Ils sont rouge foncé et ont une consistance assez ferme. Sur une coupe, le tissu rappelle l’aspect du tissu splénique: la substance médullaire est rouge sombre, violacée ; la substance corticale est d’un rouge plus clair. ;

Les lésions histologiques sont très marquées. A un faible grossissement, le ganglion apparaît extrèmement congestionné. Les follicules sont peu apparents et se reconnaissent seulement à un tassement plus marqué des cellules et à la présence des sinus interfolliculaires qui les séparent. Les voies lymphatiques sont remplies de cellules qui se colorent mal et leur donnent une teinte générale plus pale que celle des cordons.

A un fort grossissement, les follicules apparaissent entièrement composés de lymphocytes mêlés de quelques leucocytes mononucléaires ; il n'y a pas trace de centre germinalif, il n'existe pas non plus de nécrose. Les cordons folliculaires présentent la même constitution cellulaire que les follicules.

Les voies lymphatiques sont encombrées par de nombreux

éléments nécrosés: ce sont de grosses cellules irrégulières ou arrondies dont le protoplasma, d'apparence granuleuse, n’est plus neltement limité, dont le noyau déformé se colore mal; à côté de ces cellules, on en voit d’autres qui sont arrivées à un degré moins avancé de nécrose et dont le protoplasma est encore vitreux ; enfin on retrouve des cellules du réticulunr tuméfiées,

nca vont distant ets Le k té,

adhérentes ou desquamées. Les voies lymphatiques contien-

nent de plus des noyaux bourgeonnants, des leucocyles mononucléaires et des leucocytes polynucléaires sains ou altérés qui se montrent très abondants en certains points.

Les vaisseaux intra et périganglionnaires ont leur endothé-

lium très tuméfié. Ils sont très dilatés el remplis d'hématies et

d'une quantité considérable de fibrine. Le sang est riche en leucocytes et surtout en leucocytes polynucléaires. Biéganski a montré que la pneumonie suivie de guérison

s’accompagnait d’une leucocytose intense due surtout à l’augmentation du nombre des polynucléaires (18 à 20,000 globules blancs

par millimètre cube); au contraire dans deux cas de pneumonie mortelle, il n’a pas vu de leucocytose. Tchistowitch a établi que le nombre des leucocytes du sang, chez les animaux, était en raison inverse de la virulence du pneumocoque inoculé. Ces constatations ne sont pas en désaccord absolu avec les miennes; il est possible en effet que les leucocytes polynucléaires, qui se multiplient dans le sang au début de l'infection et qui sont ensuite attirés par chimiotaxie au niveau du foyer

infectieux, y soient détruits beaucoup plus rapidement dans les

cas graves et diminuent par suite dans le sang de la circulation générale.

La capsule est traversée par des vaisseaux lymphatiques dilatés qui apportent au ganglion des leucocytes et surtoutdes polynucléaires. Au niveau du hile du ganglion, de gros troncs Iymphatiques efférents, à paroi épaisse, sont remplis d’une substance granuleuse, au milieu de laquelle se voient des noyaux allérés.

Les ganglions bronchiques ne sont pas les seuls altérés dans la pneumonie ; les ganglions inquinaux sont aussi atteints, à un moindre degré il est vrai. Ces ganglions sont hypertrophiés et congestionnés; les vaisseaux contiennent beaucoup de fibrine et de leucocytes. Les follicules diffus et très pelits sont formés uniquement de lymphocytes et de quelques leucocytes mononucléaires ; quelques-uns sont atteints d'œdème; aucun ne présente de nécrose cellulaire.

Dans les cordons, constitués en majorité par des lymphocytes,

+60. | les cellules fixes du réticulum sont gonflées ; quelques-unes sont altérées, hyalines. On voit aussi des noyaux dégénérés. Les voies lymphatiques dilatées sont envahies par des leuco-

cyles polynucléaires assez nombreux ; les cellules du rétieulum, |

très gonflées, présentent des phénomènes de phagocytose ;

un certain nombre d’entre elles sont desquamées et vitreuses,

quelques-unes mème complètement nécrosées.

Les ganglions périphériques réagissent donc d’une facon analogue à celle des ganglions bronchiques dans l'infection pneumonique; la seule différence est dans l'intensité. æ

Un autre ganglion inguinal, qui était déjà atteint de sclérose avec oblitération relative des voies lymphatiques, comme cela se voit chez les individus âgés, n’a présenté aucune réaction inflammatoire, aucune lésion de nécrose: cela tient probable-

ment à ce que ce ganglion était devenu fonctionnellement

mulile à cause de la sclérose.

Dans tous les autres cas que j'ai étudiés, à savoir une pneumonie foudroyante chez un soldat de 23 ans, une pneumonie chez un enfant, une pneumonie expérimentale chez un lapin, J'ai retrouvé des lésions analogues. : | Je puis donc conclure que le ganglion pneumonique présente les caractères suivants: 1° une coloration rouge foncé et un gonflement considérable, qui sont dus à une congeslion exlrème. Cette congestion peut aller jusqu'à la production d’hémorragies dans les voies lymphatiques: 2 dans les follicules, la disparition des centres germinalifs, l’'envahissement par des lymphocytes et l'absence de foyers nécrotiques: 3° dans les voies lymphatiques: l'apparition de leucocytes polynucléaires qui disparaissent ensuite par nécrose ou par digestion à l'intérieur des phagocytes, le gonflement et la multiplication des cellules fixes du réticulum, qui manifestent des propriélés phagocytaires, el englobent les hématies libres, le pigment, les leucocytes et. les débris nucléaires: enfin la desquamalion de ces cellules qui subissent la dégénérescence vitreuse, puis granuleuse et sont emporlées par les troncs lymphatiques efférents: 4° les vaisseaux sanguins sont bondés d'hématies et riches en leucocytes ;

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dans quelques cas leur endothélium est tuméfié et leurs parois

sont atteintes de dégénérescence hyaline ; leur lumière est tou-

jours remplie par un réticulum fibrineux que l’on retrouve aussi dans les voies lymphatiques.

Dans les #ronchopneumonies, l'état des ganglions est variable. Il dépend de la nature bactériologique de D toc tion et surtout

de la durée de la maladie.

- Dans les bronchopneumonies aiguës, les lésions sont analogues : à celles du ganglion pneumonique. Cependant elles s'en

distinguent par quelques caractères : aucune infection ne déter-

minant une congestion aussi intense que la pneumonie, le ganglion de la bronchopneumonie est moins gros et moins rouge ; on ne retrouve plus, dans les vaisseaux et les voies lymphatiques, ees amas de fibrine que nous avons vus dans le ganglion pneumonique ; enfin les lésions de nécrose cellulaire dans les voies lymphatiques sont généralement moins développées. Dans les bronchopneumonies chroniques, V'état du ganglion

est en rapport avec la période à laquelle la mort est survenue.

La congestion est beaucoup moindre ; le ganglion est grisâtre et mou. Les leucocytes polynucléaires, qui apparaissaient au début de l'infection, disparaissent plus tard par un mécanisme déjà signalé et qu'il est très facile d'observer sur certaines pré-

parations ; à une période tardive, on n’en retrouve plus.

Les voies lymphatiques présentent une réaction inflammatoire intense : les cellules endothéliales et les cellules fixes du réticulum se gonflent, s’arrondissent et se détachent ; les unes

possèdent des vacuoles dans leur protoplasma, les autres devien-

nent vésiculeuses, énormes ; d’autres englobent des hématies,

du pigment, des noyaux et des débris de noyaux, des cellules entières. On retrouve là toutes les variétés de macrophages

- décrits par Metchnikoff. Un certain nombre de ces cellules subis-

sent la transformation hyaline et se détruisent; mais, probablement à cause de l’activité moindre du poison sécrété par les microbes, ces lésions sont beaucoup moins développées que dans les cas aigus ; les cellules réagissent plus activement et

luttent contre l'infection au lieu de mourir sur place.

PS

Un certain nombre des cellules phagocytaires et nécrosées, rencontrées dans les voies lymphaliques, sont apportées par les

troncs lymphatiques afférents et proviennent du foyer pulmo-

naire ; dans les vaisseaux lymphaliques qui cheminent dans le lissa conjonctif périadénitique et traversent la capsule, on retrouve en effet ces mêmes cellules mèlées à quelques lymphocytes et leucocytes polynucléaires et plongées dans une matière granuleuse : les alvéoles pulmonaires se vident dans le ganglion. a La topographie du ganglion est d'autant plus modifiée que l'infection a duré plus longtemps. A une période avancée, la substance corlicale est revenue à l’état de nappe réticulée diffuse:

dans la substance médullaire, les voies lymphatiques encombrées

se distinguent difficilement des cordons folliculaires. Les follicules, tout à fait diffus, sont envahis par des lymphocytes :

quelques-uns montrent encore un centre clair, mais ce centre est

constitué par des noyaux nécrosés et des débris nucléaires plongés dans un réticulum qui a subi la dégénérescence hyaline ; on ny voit plus de figures de karyokinèse.

Ces foyers de nécrose se retrouvent aussi dans les cordons.

Les vaisseaux sont enflammés chroniquément: leur paroi conjonctive est épaissie, scléreuse, quelquefois hyaline. Le sang contenu dans les vaisseaux péri et intraganglionnaires ne présente plus de leucocytes en excès.

Bactériologie. — Neller, Ménétrier ont montré l'existence

du pneumocoque dans les ganglions pneumoniques. Marfan et Nanu ont pratiqué l'examen bactériologique des ganglions bronchiques chez plusieurs nouveau-nés morts d'infection pulmonaire. Îls ont isolé le pneumobacille de Friedlander dans un cas de broncho-pneumonie pseudolobaire : le prneumocoque dans un cas de bronchopneumonie pseudobolaire et dans un cas de bronchopneumonie avec tuberculose : ce dernier cas seulement s’accompagnait d'infection sanguine par le pneumocoque. Les ganglions bronchiques se sont montrés stériles dans trois cas : bronchite capillaire, bronchite capillaire au cours d’une infec-

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