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follicules et tout à fait analogues à ceux des corpuscules de Mal- pighi et des plaques de Peyer. RME
Le travail le plus complet est dû à Œrtel. I1 décrit dans les ganglions sous-maxillaires : | |
1° Des hémorragies péri et intra ganglionnaires ; 2° Une hyperplasie cellulaire active, par division directe et par « fragmentalion indirecte » d'Arnold ; 3° Des foyers nécrobiotiques situés principalement dans les follicules et comparables à ceux des corpuscules de Malpighi, des amygdales et de la muqueuse pharyngée.
Dans ces foyers, on voit de grosses cellules rondes dont le noyau se divise par étranglement, se colore mal et prend des. formes irrégulières et variées ; de petits noyaux vésiculeux dans ! lesquels la chromatine s’est localisée aux deux pôles opposés ;
d’autres noyaux devenus très vésiculeux et clairs dont la chromatéine à complètement disparu; enfin de petits grains colorés dus à la destruction des noyaux. Toutes les cellules sont plongées au milieu d’une masse granuleuse finement réticulée. Lorsque ce réseau s épaissit, 1] prend l’aspect de la dégénérescence hyaline ; on voit des masses et des boules de substance hyaline, la paroi des vaisseaux et leur contenu subissent la même dégénérescence.
Dans les ganglions broñchiques, les mêmes lésions se retrouvent à un degré moins avancé. Re
Morel a rencontré également des foyers de nécrobiose et il les attribue à l'infection secondaire par le streptocoque.
Welch et Flexner ont reproduit expérimentalement Les lésions de la diphtérie et ont montré, dans les ganglions, l'existence d'altérations nucléaires et chromatiques.
Bulloch et Schmorl se sont surtout occupés de rechercher Ja fibrine et la substance hyaline dans les ganglions de l'angle de la mâchoire. Dans les ganglions peu altérés macroscopiquement, ils ont trouvé une hyperplasie cellulaire évidente et des foyers de destruction cellulaire situés principalement dans les follicules. Dans ces foyers, ils virent des réseaux fibrineux qui se retrouvaient aussi dans les autres portions de Ja glande. Mais l'écorce . en était le siège de prédilection. ; ï
Dans les ganglions altérés macroscopiquement, les me fibrineux sont plus nombreux et plus étendus, le réseau est formé de grosses trabécules, entre lesquelles sont situées des cellules transformées en une masse brillante, qui ne contient plus de noyaux colorables mais çà et 1à des grains chromatiques. Les vaisseaux qui traversent ces foyers montrent habituellement une dégénérescence hyaline de leurs parois et de leur contenu ; le
réseau lui-même est souvent dégénéré.
Enfin, dans les ganglions très altérés, on trouve des foyers nécrobiotiques qui ne contiennent plus de fibrine. Ces foyers ont un aspect tout à fait homogène, ou bien ils sont formés de couches concentriques semées de grains chromatiques. Dans ces derniers, on reconnaît un réseau brillant, épais, qui se coloré
avec intensité par la fuchsine acide. Vraisemblablement il s’agit d'une altération de la fibrine.
Dans une étude récente, Ottone Barbacci décite 1° le gonfle-
ment des centres germinatifs avec karyokinèse parfois très
abondante ; 2° des phénomènes de fragmentation nucléaire et
de phagocytose dans les follicules ; 3° des foyers de nécrose sié-
geant surtout dans les centres germinatifs ; 4° une congestion accompagnée souvent d'hémorragies et d'ædème; 5° l’hyper-
. plasie cellulaire; 6° des cellules épithélioïdes dans les follicules
et les cordons ; 7° le gonflement de l’endothélium vasculaire ; 8° des épanchements fibrineux dans les vaisseaux, les sinus et les
foyers nécrotiques; 9° la dégénérescence hyaline des cellules,
des vaisseaux et du réticulunr. |
Ilretrouve les mêmes lésions atténuées dans les ganglions bronchiques, mais ne constate pas de foyer de nécrose dans les ganglions mésentériques.
Chez un enfant mort d’angine diphtérique, j'ai eu l’occasion d'examiner les ganglions cervicaux, péritrachéaux et inguinaux.
Les ganglions cervicaux et péritrachéaux présentaient des lésions identiques : ils étaient tuméfiés et très congestionnés, on voyait même quelques hémorragies dans les sinus et la nappe