‹ Etude du Goitre à Evolution thoraciqueChapitre 21 sur 64 · MEN · texte numérisé non relu

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cours de l’évolution des goitres cervicaux. Toutefois, il s’agit d’un symplôme important. :

À cause de la pression exercée sur l’œsophage, le goitre a pu être considéré comme une cause prédisposante à la formation de certains diverticules œsophagiens (BOUvIER- HABERER).

D'autres symptômes peuvent s'exercer : ils sont plus rares, Ils peuvent être isolés ou coexister chez un même malade. Ils peuvent encore s'associer aux signes précédemment décrits. |

Les malades accusent fréquemment des douleurs précordiales. Elles peuvent rester localisées ou bien présenter des irradiations du type angineux (obs. XV). Ce sont d’autres fois des sensations d'arrêt du cœur, des palpitations douloureuses avec ou sans dilatation cardiaque (WurnHrMANN). Les travaux de Missexs ont montré que la gêne de la petite circulation se traduit d’abord par une dilatation des cavités droites du cœur, puis par leur hypertrophie.

Les troubles congestifs portent sur la face et le cou et sont variables. Les yeux se gonflent et la région cervicothoracique est le siège d’un oedème parfois important qui peut gagner la région brachiale (obs. XD. La malade peut présenter des vertiges, parfois même un état syncopal. Ces troubles s'accompagnent de phénomènes douloureux diffus et de céphalées tenace (obs. X). Ce sont ces névralgies de la région cervicale, exagérées par les mouvements de la tête et du cou. Ge sont des douleurs à irradiations intercostales pouvant, si elles sont bilatérales, prendre un caractère constrictif (doulours en étau).

Il s'agit, d’autres fois, de troubles variables pouvant s'accompagner de manifestations digestives, sous la dépendance d'une irritation on d'une compression du pneumogastrique (BÉRARD) ou du sympathique. On a même rapporté un cas de syndrome de Cr. BERNARp-HoRNER (observation de BarRé et CRUSEN).

Nous rappelons l'histoire d’une malade (obs. X) qui fut traitée pendant 10 ans pour des troubles digestifs avant que ceux-ci ne soient rapportés à leur cause réelle.

La compression des nerfs du plexus brachial est possible, mais elle est beaucoup plus rare. Elle se manifeste par des troubles sensitifs : sensation de brûlure super ficielle au niveau de l'avant-bras, hyperesthésie et sécheresse des téguments au niveau de la face dorsale de la main (obs. VI. Dans d’autres cas la malade présente des douleurs précordiales ou bien encore interscapulaires (obs. IT). Un cas de paralysie du phrénique a été rapporté (RAcHroRD).

Tous les symptômes peuvent exister isolément suivant les cas, ou’bien encore se grouper de façon variable. En pratique, c'est bien plus un ensemble de symptômes que la constatation d’un signe isolé qui attirera l'attention. Toutefois les cas ne sont pas rares où la symptomatologie est tellement fruste que le diagnostic n’est fait que lors d'un examen radioscopique forfuit, parfois même à l'intervention.

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