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près complètement incluse dans la cagé thoracique (Bé- RARD), :
Il est enfin des càs où le corps thyroïde semble être de volume normal. Sa consistance n’est pas modifiée, mais en palpant le creux 'sus-stérnal on sent üne masse arrondie qui dépasse à peine le bord supérieur du sternum, Gette masse semble, au premiér abord, indépendante du corps thyroïde :; on doit s'attächer à rechercher, par un palper minutieux de là région cervicale s’il existe un pédicule qui réunit la masse au corps thyroïde ; même si on ne le sent pas il ne faudra pas conelure à son absence.
Dans tous les cas, on pensera au goitre, si la tumeur ascensionne légèrement lors de la toux ou de la dégluti- Uüoôn, s'il existe un noyau goitreux dans un des lobes, si l’on a notion d'une thyroïdectomie antérieure pour goitre (LEMONNIER).
Le palper de la région cérvicale va permettre la re-
cherche d'un signe important, surtout s’il ne s’accompagne pas de goitre cervical : c’est la déviation latérale de là trachée. Il faut la rechercher avec soin. Nous avons constaté son existence chez 8 de nos malades (dans plus de la moitié des cas).
La percussion doit porter sur le plastron sterno-costal. On s’attachera à mettre én évidence une zone de submatité intéressant la partie interne des espaces intercostaux supérieurs. Nous avons constaté sa présence dans 8 de nos observations (60 pour cent des càs : obs. F, H, LE, IV, V, VI, VIIL et XIV.).
Chez d’autres malades l'examen de la région cervicale ne révèle rien d’anormal et seul l'examen radiographique pourra mettre sur la voie du diagnostic (obs. XVD.
Quant aux goitres médiastinaux (ayant pour point de départ une glande thyroïdienne aberrante), ils constituent cles tumeurs qui échappent à l'examen direet. Test exception: nel qu'ils déterminént une voussüre sternale Gu bien qu'ils s'accompagnent d'une cyphosé vértébrale. La percussion
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qui semblerait donner à priori de précieux renseignements, est le plus souvent négative. La sonorité pulmonaire masque la matité rétro-sternale.
Les meilleurs signes sont l’abaissement assez considérable et la fixité du larynx et de la trachée. La déviation (de la trachée est. parfois très importante. Dans le cas cité par LEMoNNIER, elle se trouvait reportée au con- tact de la première côte. L'existence d’une tumeur parfois accessible au palper profond de la fossette sus-sternale, a une grosse importance. Cette tumeur peut être soulevée par les battements du cœur.
Dans tous les cas, on ne manquera pas prendre les pouls radiaux et de les comparer. Il peut y avoir un affaiblissement et un retard dans la perception du pouls du côté gauche résultant de la compression de l'artère sous-clavière par le goitre.
La symptomatologie des goitres à évolution thoracique est bien souvent fruste pendant toute une période de leur évolution. Elle peut, par la suite, être trompeuse et égarer longtemps le diagnostic. Sur les 10 observations du service LEGÈNE rapportées par LEMoNNIER dans sa thèse, Ah avaïent été considérées comme des tuberculeux chez lesquels, toutefois, on n'arrivait pas à faire la preuve de la tuberculose. Un malade de Berry fut traité pendant trois mois pour asystolie, un autre (Lanxsox) le fut ro ans pour de l'asthme cardiaque.
C'est devant l'échec des traitements institués, devant l'apparition d'épisodes asphyxiques aigus paroxystiques, que l’on à été amené le plus souvent à envisager la possibilité de l’évolution thoracique d’un goitre.
C'est plus un ensemble de symptômes que la constatation d’un signe particulier qui doit attirer l'attention sur cette éventualié.
Tout malade qui présente des troubles mécaniques de la respiration doit être soupçonné d’être porteur d’un goitre endothoracique (Laney). Quelques signes physiques discrets, telle surtout une légère dilatation des vei-
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nes du thorax, doivent faire soupçonner l'existence d’une telle lésion.
En pratique, dans bien des cas, c’est à l'examen radiographique qu'il faudra demander la clef ou la confirmation du diagnostic.