LENS
Chez un malade en état d’asphyxie, la radiothérapie est grave. Elle augmente la congestion de la tumeur risquant d'aggraver la compression. Elle est d’autre part sans effet sur l'hémorragie.
Même dans le cas où la basedowification s’observe, la radiographie est encore discutable (obs. VIT). Il ne s’agit pas là de Basedow vrai, mais d’adénomes toxiques peu favorables au traitement par les radiations.
Enfin et surtout, si par la suite une intervention de-
vient nécessaire, le chirurgien se heurte à de multiples difficultés techniques, L'hémostase des plans superficiels est rendue délicate par l’état de congestion persistante des tissus, prédisposant à la formation d'hématomes.
Le goitre adhère à la capsule péri-thyroïdienne et mème aux organes voisins. Le plan de clivage disparaît to-
talement ou en partie, rendant l'opération dangereuse
et l’'hémostase difficile.
La peau a une vitalité diminuée. Elle peut se désunir, ce qui entraîne la formation d’une cicatrice inesthétique et parfois l'infection post-opératoire du tissu celluleux médiastinal.
La curiéthérapie présente la même inefficacité et offre les mêmes dangers que la radiothérapie.
On peut conclure que le traitement du goitre à évolution thoracique est dangereux pour le malade et qu'il doit être proscrit « ni radiothérapie, ni curiethérapie dans le traitement du goitre » (BÉRARD).
Le traitement sera celui du goitre nodulaire : il sera chirurgical et l'intervention sera pratiquée sans retard.