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PRÉPARATION DE LA RÉSINE

Du choix du jalap

Le choix du jalap n’est pas indifférent ; les petits tubercules doivent loujours être préférés aux larges; car, d’après le D’ Morris, les premiers renferment 14 p. 400 de résine, tandis que les autres n’en contiennent que 9 p. 100.

Le meilleur jalap est celui qui est bien sec, compact, pesant et qui présente une cassure nelte, nullement celluleuse {ce dernier doit être réservé pour être employé en nature).

Nos lecteurs savent déjà pourquoi on doit préférer au jalap sain le jalap piqué des vers.

On ne saurait trop se mettre en garde contre la falsification que nous avons signalée et qui consiste à épuiser préalablement le jalap, pour lui enlever une partie de sa résine; à première vue, si on ne remarque pas sur le jalap des raies noires caractéristiques, si au contraire les morceaux sont de couleur presque

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uniforme, il faut le rejeter absolument, car cela prouve qu’il ne contient pas la totalité de sa résine.

Procédé du codex.— Suivant le codex on prend:

Racine de jalap officinal........ 1000 AlCOO AO RSR RES 6000

On réduit le jalap en poudre demi-fine, en le passant àtravers un tamis de crin; on laisse macérer pendant quelque temps, un ou deux jours, dans de l’eau ordinaire, afin d'en relirer les principes solubles dans ce liquide; on exprime fortement. On met lemarc en contact avec les deux tiers de l'alcool ; on laisse macérer pendant quatre jours, après quoi on passe avec expression, et répèle la même opération avec le restant de l'alcool. On réunit les dissolutions alcooliques, et après les avoir distillées pour en retirer la partie spiritueuse, on verse le résidu de la distillation dans l’eau bouillante. On laisse reposer, on décante el on lave la résine précipitée jusqu’à ce que l’eau de lavage en sorte incolore. On distribue la résine sur des assiettes et fait sécher à l’éluve.

La pharmacopée de Prusse conseille d’épuiser préalablement le jalap de ses parlies gommeuses et extractives, en laissant macérer celle matière grossièrement pulvérisée dans suffisante quantité d’eau ; ce procédé est à peu de chose près identique avec celui du codex; en effet, le lavage qui doil terminer l’opéralion dans ce dernier procédé, a pour but de séparer les parties gommeuses ou extraclives échappées à la première macération dans l’eau.

Soubeyran a obtenu la résine en épuisant le jalap par lalcool à 80°, en disiillant et lavant à plusieurs reprises pour éliminer les parties solubles.

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Procédé de Planche. — M. Planche a donné une méthode qui diffère essentiellement de la méthode du codex, en ce que l'alcool employé en quantilé considérable dans celle-ci ne figure que secondairement dans ce procédé.

Il épuise d’abord par la macération aqueuse, à froid, toutes les parties solubles de la racine de jalap contusée, dont on peut former un extrait aqueux, légèrement sucré et acidulé, déliquescent. Le marc est pilé en un mortier; une partie de la résine s'attache au pilon, en ajoutant de l'eau. On sépare cette résine qu’on agite dans l’eau froide, l’on dissout ensuite dans trois fois son poids d'alcool chaud. On obtient une belle résine demi-transparente, jaune verdâtre; si l’on n’emploie que l’intérieur du jalap sans son écorce brune, on obtient par le même procédé une résine presque blanche, car c’est l’écorce qui en donne une colorée en brun et moins active. M. Planche avait remarqué, en effet, que le principe qui colore la résine de jalap a son siège dans la partie corlicale de celte racine. Ce procédé est long et dispendieux, et donne moins de produil que celui du codex.

Procédé de Nativel. — On a employé divers procédés pour obtenir la résine incolore, fondés tous sur l’emploi du charbon animal.

Le procédé de Nativel donne la résine à l’état de puretè parfaite.

On fait deux ou trois décoctions aqueuses, dans le but d’enlever les matières colorantes et extractives, on traile ensuite le résidu au bain-marie par de lalcool bouillant à 65°, qui dissout toule la résine et laisse un résidu ligneux complètement inerte. |

Cette solution alcoolique traitée par le charbon animal est distillée au bain-marie, puis filtrée; par l’évaporation, elle donne une résine incolore d’apparence gommeuse qui, bien

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séchée à l’étuve, donne un produit maguifique, se réduisant facilement en une poudre blanche.

D’après Nativel, l'alcool à 85° a l'inconvénient de raccornir les racines, en s’emparant du peu d’eau qu’elles contiennent et par

ela rend difficile la dissolution de la résine fixée à l’intérieur des tranches ligneuses.

Il recommande de ne pas opérer dans un bain-marie en cuivre, parce que la résine a, dans ce cas, uneapparence noirâtre, due à la matière insoluble qui lui est inlerposée, malière qui, d’après lui, serait une combinaison de la résine avec le cuivre du bain-marie.

M. Mouchon prescrit de lessiver un mélange de deux parties de poudre de jalap el de une partie de charbon animal, au moyen de deux parties d’alcool à 85°, que l’on déplace par de Peau.

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