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II. — DIVISIONS DE L'ASTROLOGIE

Certains astrologues partagent ainsi l'étude de la science : d'abord une introduction où sont exposés les principes généraux, la nature des signes du Zodiaque, celles des planètes et des étoiles fixes (ce dont nous parlons au Livre II) ; ensuite l'explication, des grands mouvements auxquels sont dus les conjonctions et les éclipses ; les exemples que fournissent quelques horoscopes ; les réponses à différentes questions ; puis les Elections i enfin, l'établissement et l'interprétation de la figure céleste. D'autres ne considèrent que quatre points : des causes et des crises des maladies (ce que nous rangeons dans le traité général sur le Microcosme) ; des réponses aux questions ; des Elections ; et des variations des Eléments.

Nous grouperons ces diverses matières dans l'ordre suivant, meilleur à notre avis :

a) Changements de Vair d'où dépendent :

la santé ; la maladie; la contagion.

b) Troubles dans les empires, provinces, régions, villes provenant de :

la guerre; la paix;

le3 variations religieuses; les sectes ;

les actes des princes.

a) Généthliaque (objet principal selon les autres astrologues).

b) Elections, — c'est-à-dire observations journalières et horaires du mouvement continuel du ciel, à l'usage :

des chefs de famille ; des honunes politiques; des gens de la campagne; des médecins ; des commerçants ; des navigateurs; des voyageurs, des architectes, etc.

c) Elucidation des choses douteuses :

recherche des voleurs et des objets volés ; détermination de la chance, c'est-à-dire de i'issae,

bonne ou mauvaise, des entreprises.

1» des Pantacles:

2° des Talismans ; 3" des Fétiches.

La dernière branche, toutefois, encore qu'elle ait donné des résultats admirables, ainsi que l'on peut en avoir la preuve dans l'histoire de Byzance et dans d'autres chroniques, et bien que de l'avis de certains astrologues elle soit supérieure à la première, nous la considérons, nous, comme supersti-

ASTROLOGIE SURNATURELLE traitant :

tieuse. En effet, elle ne diffère pas beaucoup de la magie ni de l'idolâtrie, surtout dans la partie où il est question de la figuration nécromantique des anges ou plutôt des démons et du prononcé de certains mots ou du tracé de certains signes inconnus. Il en est de même de l'emploi des fumigations et invocations, indices manifestes de pactes contractés avec les démons qui conduisent les ignorants à l'idolâtrie et procurent d'amères déceptions. Mais il existe une Astrologie surnaturelle qui se rattache à la métaphysique, celle-là nous la comprenons, tandis que nous conseillons de fuir celle qui procède de la nécromancie

Confondre usage et abus, c'est assurément manquer de mesure. Les médecins les plus éminents ont employé les pantacles et les talismans les plus astrologiques; les illustres docteurs Arnaud de Villeneuve et Théophraste Paracelse l'ont relaté ; ils ont écrit eux-mêmes plusieurs ouvrages sur l'utilité et la vertu de ces pratiques dans la guérison de certaines maladies presque incurables et sur les moyens de les confectionner, — nous en parlerons dans le traité général du Microcosme où nous envisagerons les divers modes de guérison des maladies.

' L'auteur cherche à faire ici brièTement la distinction entre la goëtie ou magie noire et la Haute-Magie qui procède en somme de l'astrologie supra-naturelle ou hyperphysique. — Voir à se sujet l'Introduction que le traducteur a faite à son Formulaire de Haute-Magie.

Nous laisserons également de côté tout ce qui touche à la fortune des empires et des provinces, parce que notre but n'est pas de le révéler, et la généthliaque parce qu'elle rentre dans le cadre de l'étude du Microcosme.

Nous traiterons donc dans cet ouvrage :

1° Au Livre II des signes du Zodiaque et les étoiles fixes ;

2° Au Livre III de la nature des planètes et de leurs influx ;

3° Au Livre IV des règles pour ériger les thèmes astrologiques ;

4° Au Livre V de la prévision du temps ;

5° Au Livre VI des solutions aux questions concernant le vol ;

6° Au Livre VII de quelques Elections, mais brièvement.

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