‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 11 sur 49 · A) LE CITRATE DE SOUDE · texte numérisé non relu

A) LE CITRATE DE SOUDE

La découverte des propriétés hémostatiques du citrate de soude en injection intra-veimeuse fut faite au cours des travaux entrepris sur la transfusion

sanguine. Hédon le premier reconnut que cette im-

jection modifiait les propriétés physiques du sang et loin de diminuer sa coagulabilité comme ül le fait

in vitro, laugmentait. Ottenberg, utilisant ces don-

nées, obtint une amélioration de la coagulabilité chez les hémophiles. Menhof et Horschfeld eurent l’idée de pratiquer des injections de citrate avant les interventions chirurgicales qui devaient entraîner une hémorragie importante. Ils obtinrent également les résultats désirés. En France, ce fut MM. Renaud et Juge qui mirent au point le traitement des hémorragies par le citrate de soude. Ils firent leurs premiers essais chez les cancéreux. [ls rapportent l’histoire de nombreux malades chez lesquels une hémorragie importante et soudaine s’est arrêtée complètement dans l’heure qui suivit l’injection. Au cours de cancers de l'utérus, ils purent juguler parfaitement par cette méthode les suintements sanglants continus qui, si souvent, entraînent un état d’anémie grave. Introduit dans la thérapeutique des hémoptysies, ce médicament ne démentit pas son efficacité.

Le mécanisme de son action est double. Pour MM. Renaud et Juge, les modifications plasmatiques indubitables qu’il provoque ne sont cependant pas suffisantes pour expliquer l’interruption de lhémorragie. Bien plus importante est sans doute l’influence sur les petits vaisseaux de la périphérie, s’exerçant par l'intermédiaire des centres nerveux et du sympathique. La cireulation pulmonaire semble particulièrement sensible à cette action vaso-constrictrice. De l’ensemble des travaux parus sur la

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