CHAPITRE II
LA COLLAPSOTHÉRAPIE.
Le pneumothorax hémostatique.
Pour tous eeux qui ont une pratique quelque peu suivie de la collapsothérapie, le rôle hémostatique du pneumothorax dans la tuberculose pulmonaire n’est pas discutable. Préconisé en France par M. Dumarest,
“son aetron est, suivant le mot de cet auteur, comparable à celle d’une Hgature. Immobihsant le poumon et réalisant l'effacement de la lumière des vaisseaux sanguins, cette thérapeutique est en effet essentiellement rationnelle et les résultats obtenus sont venus d’ailleurs en confirmer la valeur. Aussi devant une hémoptysie mcoercible on ne saurait hésiter chaque fois qu’il est possible d'y avoir recours.
Le mécanisme de l’action favorable du pneumothorax contre les hémoptysies est mtéressant à eonsidérer, car il permet de comprendre non seulement comment s'obtient dans un grand nombre de cas, Farrêt de lhémorragie sous son influence, mais aussi “par quel processus histologique la répétition des hémoptvsies se fait ensuite plus rare.
Ben
Le collapsus du poumon entraîne la réduction de la capacité des capillaires par affaissement de leurs parois minces et élastiques, puis leur compression et l’ischémie totale du poumon dès que la pression devient positive. Meyerson soutient que la circulation pulmonaire n’est modifiée que par la compression et que le collapsus spontané n’y suflit pas. Ceer apparaît clairement dans quelques observations où l’hémoptysie persista, quoique atténuée, tant que le collapsus pulmonaire ne fut pas complet avec pression positive. En réalité cette règle n’est pas absolue. Il y a des hémoptysies qui cessent après une seule imsufflation. Tout dépend du siège et de la structure de la lésion causale.
Dans la suite du traitement, il est très fréquent de ne pas voir l’hémoptysie se reproduire, même lorsqu’on entretient le pneumothorax avec des pressions terminales négatives. Sans doute l’action de la collapsothérapie sur les lésions elles-mêmes rend-elle compte d’une partie de ces faits. Mais l’étude histologique prouve qu'il faut surtout y voir le résultat des modifications vasculaires. M. Rolland, puis MM. Roubier et Doubrow, ont montré que si les parties saines du poumon sont peu influencées par le pneumothorax, au niveau des lésions les transformations histologiques portent avant tout sur les vaisseaux. ( Ceux-ci deviennent peu à peu le siège d’altérations importantes et considérables. La plupart d’entre eux sont atteints d’une endartérite proliférante des plus nettes. La tunique musculaire par
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