‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 24 sur 49 · TER · texte numérisé non relu

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Ensuite, pour compléter dans les mêmes conditions un pneumo ineflicace qui n'aurait amené qu’une hémostase imparfaite.

Enfin, elle sera souvent un puissant auxiliaire de la « thoracoplastie hémostatique », permettant de n'instituer que des interventions partielles, diminuant ainsi le risque opératoire.

— À côté de la phrénicectomie, 1l est inutile de signaler la section ou alcoolisation des nerfs intercostaux ; de même, que la scalénotomie, se sont de petits moyens incapables d’agir sur une hémo-

ptysie.

La thoracoplastie.

H s’agit là d’une méthode de collapsothérapie assez nouvelle et qui constitue un moyen vraiment efficace comportant cependant des risques, à opposer à certaines hémoptysies graves, rebelles qui laissent le médeein souvent impuissant.

Dumarest et Bénard, en 1917, furent les prenuers en France à préconiser ce mode de compression pulmonaire destiné à être substitué à un pneumo impossible ou ineflicace ; mais déjà en Allemagne et en Suisse cette méthode était en honneur. Sa pratique se répandit par la suite, après les travaux de Madinier, Farjon, Ameuille et Lardennois, Lenormand, Rolland et Maurer.

Depuis les observations de Colbert et Chatard, de

Bérard et Dumarest, son action hémostatique est maintenant bien connue et récemment encore Bonniot et Foix insistaient sur son efficacité à propos de quelques cas personnels.

C’est le traitement complémentaire à opposer à des hémoptysies de moyenne abondance, se répétant à intervalles rapprochés malgré le pneumo ou survenant chez un malade porteur d’un pneumo partiel par exemple. Pratiquement la thoracoplastie pourra être totale ou partielle.

La thoracoplastie totale préconisée par les auteurs allemands est d’un emploi très restreint ; elle comporte, en effet, beaucoup de risques, surtout si elle est faite en un temps : On conçoit mal, en effet, l’institution d’une thoracoplastie totale en deux temps quand l’urgence de l’hémorragie demande une compression rapide ; en un temps, 1l est peu probable qu'un malade saigné par son hémoptysie, parfois fébrile, puisse en supporter le « shock ».

La thoracoplastie partielle, appuyée par nombre d'auteurs (Sauerbruch, Bérard, Roux, lalienthal, Colbert et Chatard, Maurer) présente un danger opératoire bien moindre, comportant moins de risques. La mortalité y est d’ailleurs moins élevée ; enfin les résultats obtenus sont très satisfaisants.

Évidemment dans ce cas, comme dans la thoracoplastie totale, on ne pourra y soumettre un malade qu'autant que le côté opposé est absolument sain. L'existence d’une plèvre épaissie favorisera beaucoup mieux l'intervention qu’une plèvre mince, facile-

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ment lésée. La thoracoplastie partielle pourra être pratiquée basse ou haute suivant les lésions.

On conçoit donc la nécessité pour fixer le siège de la thoracoplastie, de délimiter cliniquement et radiologiquement la région qui est en cause dans ces hémorragies importantes ; il est bien rare qu’on ne puisse y arriver.

Certains auteurs préconisent souvent comme premuer temps d’une thoracoplastie, même partielle, l’exérèse ou l’alcoolisation du nerf phrénique. Cette phrénicectomie, par l’ascension diaphragmatique qui en résulte, aide à une meilleure compression pulmonaire, surtout s'il s’agit de lésions de la base ; elle évite également les troubles fonctionnels que pourrait déterminer trop brusquement chez le malade la résection d’un certain nombre de côtes.

Sachons pourtant qu’on ne se résoudra à une telle intervention qu’en désespoir de cause.

Même dans la thoracoplastie partielle, les risques de mortalité sont encore relativement élevés, 4 à

D rdes cas.

L’apicolvse.

Les opérations plastiques de plus en plus restreintes, afin de diminuer la mortalité opératoire, ont conduit à préférer l’apicolyse pour les hémoptysies d’une lésion apicale, apicalyse avee ou sans plom-

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bage parafliné. Ces interventions restreintes seront

élargies en des temps ultérieurs si l’évolution de la lésion le nécessite ; la mortalité par « shock » opératoire deviendra ainsi à peu près nulle.

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