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CHAPITRE III

LA TRANSEFUSION SANGUINE

La transfusion sanguine dont les origines remontent à l'antiquité est actuellement le traitement de choix indiseuté des grandes hémorragies. Depuis sa mise au point grâce à la connaissance des groupes sanguins, à l'emploi des anticoagulants, à l'usage d'appareils nouveaux, elle a rendu des services considérables dans tous les états de carence sanguine. Cependant l’on est étonné de constater qu’on a complètement passé sous silence jusqu’à ces dernières années une telle méthode thérapeutique lorsqu'il s'agissait de lutter contre une hémoptysie. Dans leurs articles sur les indications générales de la transfusion, MM. Jeannenev, Fiessinger et Olivier, Bécart, Dupuy de Frenelle ne eitent pas les hémoptysies. De même les auteurs qui ont consacré des travaux au traitement des hémoptysies tubereuleuses, MM. Dumarest, Piguet et Giraud, Caussade et Tardieu entre autres, ne parlent pas d'employer contre elles la transfusion. C’est seulement en 1932

qu’on trouve dans la Httérature médicale les pre-

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mières observations rapportées à ce sujet. Ce sont celles de M. Bonnamour et Mme Vansteenberghe- Joly, de MM. Pic et Chapuy, de MM. Dufour et Martün, à Lyon et celles de MM. Ch. Richet fils, Tsanck et Joly à Paris. Ces auteurs étaient tous d’accord pour affirmer l’eflicacité d’une méthode qu'ils désiraient voir se généraliser.

La transfusion à été pratiquée dans des circonstances très diverses, soit au cours de grandes hémoptysies avec état d’anémie aiguë, soit au cours d’hémoptysies d’abondance moyenne mais durant depuis plusieurs Jours, soit pour lutter contre la répétition fréquente des expectorations sanglantes d’une tuberculose à forme hémoptoïque. Dans presque toutes les observations c’est après l’échec des traitements. habituellement mis en œuvre que l’on a pensé à la transfusion. La quantité de sang à injecter est assez variable. En pratique il faut distinguer deux cas selon le but à atteindre : dans l’un la transfusion à un rôle de substitution, dans l’autre un rôle hémostatique.

Lorsque le sang perdu est considérable, il faut faire des transfusions sanguines massives ; proportionnelles à l'abondance de l’hémorragie et les répéter tant que persiste l’espoir de sauver le malade. Un seul donneur est insuffisant ; il en faut plusieurs et l’on doit agir très rapidement. Cette notion de répé-

tition des transfusions doit être, comme a insisté.

M. Harvier, aussi évidente que celle de la continuation de la respiration artificielle jusqu’à ce qu’un

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