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asphyxié ait recouvré sa respiration normale. C’est dans ces cas que la méthode a les plus brillants succès à son actif. Alors que tout espoir semblait perdu, que la spoliation sanguine avait été telle qu’elle avait entraîné le coma, elle a amené une transformation radicale et presque instantanée de Pétat du malade.
Dans le plus grand nombre des cas cependant, il suflit d’une quantité de sang relativement modérée pour obtenir le résultat espéré. Quand on emploie la transfusion pour un malade dont on n’arrive pas à arrêter une hémoptysie peu abondante mais prolongée, on doit commencer par injecter 150 grammes ou 200 grammes de sang. D’après les observations rapportées, 1l semble que si de telles hémoptysies ne cèdent pas à une petite transfusion, elles résisteront souvent à des quantités plus importantes. C’est dès les minutes qui suivent la fin de l’injection que son efficacité apparaît. L’expectoration sanglante s'arrête et les derniers crachats ne sont plus que du sang déjà épanché antérieurement dans les bronches.
Un avantage de cette méthode, sur lequel quelques auteurs ont insisté, c’est que la transfusion diminue souvent cette phase de fatigue, de lassitude qui succède habituellement à une hémoptysie un peu prolongée.
La transfusion échoue-t-elle parfois ? Il est diflicile de donner à ce sujet des statistiques précises, car presque toutes les observations publiées sont des succès. Cependant M. Pruvost qui souvent à mis en