‹ Étude du traitement actuel des hémoptysies tuberculeusesChapitre 27 sur 49 · MINCE · texte numérisé non relu

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œuvre cette thérapeutique fait de sérieuses réserves sur la constance de son eflicacité. Ce qui est certain, c’est que son emploi n’a pas été jusqu'à présent assez étendu pour que l’on puisse se faire une opinion d'ensemble sur les échecs imprévisibles. Quel est le mécanisme du résultat habituellement heureux de la transfusion contre les hémoptysies ? Elle agit essentiellement par son rôle hémostatique, diminuant le temps de saignement et le temps de coagulation en même temps qu’elle excite l’hématopoièse. I faut noter à ce propos la fréquence des tares sanguines chez des sujets atteints d’hémoptysies à répétition. M. Rémon, en particulier, a constaté qu'il existait souvent une hémogénie acquise chez ces malades. Mais il y a peut-être un mécanisme adjuvant qui entre en Jeu dans le cas spécial de l’hémoptysie : la transfusion est une médication antiasphyxiante qui fait disparaître la eyanose et la dyspnée. Il semble, de ce fait, que le nombre des respirations nécessaires à l’entretien des échanges respiratoires doit être diminué et que le poumon qui saigne soit mis relativement au repos. Enfin la transfusion apporte peut-être à l'organisme des substances immunisantes encore impréeises. Le résultat heureux, non seulement par l'arrêt de l’hémop: Lysie, mais encore par lPamélioration ultérieure des lésions, dans le cas où M. Richet fils et ses colaborateurs ont injecté à une malade du sang de son mari, ancien tuberculeux, doit être considéré comme

un essai d’immunothérapie.

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