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Seillera un exercice modéré et soutenu. L’hémoptysie déclarée, on recommandera le chlorure de ealcum, le phospho-carbonate de calcium ; on indiquera l'usage de l’aloës, la révulsion sous forme de pédiluves sinapisés, de baims de siège chauds, on prescrira toute une médication congestive. Il est bien rare que ce genre de lésion pose l'indication d’un pneumothorax thérapeutique.
S1 l’on retrouve chez le malade des stigmaies de déséquilibre vago-sympathique, om utilisera : chez les sympathico-toniques, la pilocarpine, la teinture de colehique ; chez les vagotoniques, la belladone, Patropine, la jusquiame qui est de plus un calmant. Pourtant chez certams sympathicotoniques, Bezan-
çon aurait obtenu d'assez bons résultats avec le tar-
teate d’ergotamime. Plus particulièrement ehez ces malades on évitera les changements brusques de chmat et d'altitude, les séjours à l'air marin.
Nous avons fait remarquer que toutes ces hémoptysies étaient en général lapanage de tuberculose fibreuse. Sachons néanmoins qu'elles peuvent également se déclencher au cours d’une tubereulose ulcéro-caséeuse à tendance fibreuse. Elles peuvent entraîner dans ee cas un pronostie plus réservé ; elles peuvent en effet s'accompagner des signes d’une poussée évolutive, elles comportent en tout cas le nsque toujours possible d’une dissémination bacallaire : aussi doit-on toujours se tem prêt à imtervenir par la collapsothérapie.
20 L’hémopiysie est hypostatique ou dyscrasique
Prop
quand l’hémoptysie est liée à la stase sanguine, il s’agit souvent d’une hémorragie en nappe par vasodilatation, survenant chez des malades présentant une congestion chronique des bases, principalement chez des malades obligés au décubitus. C’est une hémoptysie essentiellement chronique. et toujours sans gravité ; on pourrait presque ne pas s’en occuper mais il faut tenir compte de l'inquiétude du malade et de son entourage. |
Prophylactiquement, on lui opposera : la cure en position assise, en chaise longue, ou demi-assise, buste très relevé, le décubitus au lit risquant de l’agoraver et de la prolonger ; si même cela était possible, recommander la station debout et un peu d'exercice. Quelques entéroclyses, de petits laxatifs pour combattre la constipation. Enfin du point de vue thérapeutique, seront logiquement indiqués des toni-cardiaques légers, hydrastis, digitale à petites doses, association quinine-ergotine et principalement citrate de soude. Mentionnons encore d’hypophyse injectable qui, comme l’a bien montré M. Rist, a une action efficace dans ces hémoptysies en nappe par vaso-dilatation.
Dans d’autres cas, le saignement pulmonaire apparaît chez des malades présentant des manifestations diathésiques hémophilo-hémogéniques. Hémogéniques, à temps de saignement prolongé, avec vitesse de coagulation normale, et caillot irrétractile ; ce sont souvent des femmes qui vont présenter
Os
des accidents hémoptoïques menstruels dont nous avons déjà parlé.
Hémophiliques, à temps de saignement normal, mais avec un retard de la coagulation et coagulation plasmatique.
On ne se servira pas dans ces cas de vaso-constricteurs ou de vaso-dilatateurs, de peu d’intérêt dans ces hémorragies dycrasiques ; on s’adressera surtout aux médications qui augmentent la coagulabilité du sang, accélérant où améliorant la formation des caillots. On aura recours aux injections de sérum sanguin humain ou animal, par voie sous-cutanée ou intra-veineuse ; elles seront à la fois curatives et préventives de la reprise d’accidents ultérieurs. On répétera ces injections tous les deux mois pendant des années de façon à obtenir une guérison clinique sinon anatomique. Dans le même but on fera prendre au malade du sérum hémopoïétique de cheval par la bouche, des solutions pectinées, de l’anthéma, Quant au chlorure de calcium, même à petites doses réfractées, il paraît aimsi que la gélatine n’avoir qu'un effet assez inconstant. Des injections souscutanées de peptone à 5 % utilisées par Nolf dans le traitement des états hémophiliques pourraient également être utilisées. L’auto-hémothérapie a pu donner de bons résultats, mais chez les hémophiliques, il vaudrait mieux éviter de recourir à l’hémothérapie sous-cutanée qui pourrait déterminer la formation d’hématomes diffus et récidivants. C’est ici qu’en cas d’hémorragie très grave, on pourrait
P. Pasquier. 6